Canadiens de Montréal

Claude «Piton» Ruel est décédé

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L'ancien entraîneur-chef du Canadien de Montréal Claude «Piton» Ruel est décédé à l'âge de 76 ans.
 
Ruel est mort dans la nuit de dimanche à lundi, à Longueuil. Il a été retrouvé inconscient dans un ascenseur, à son domicile, vers 5h45. Ruel a ensuite été transporté à l'hôpital où son décès a été confirmé.
 
Une enquête est d'ailleurs menée à ce sujet, même s'il ne s'agit pas d'une mort jugée suspecte.
 
«L'homme avait des blessures, mais on ignore s'il s'agit des conséquences d'une chute suite à un malaise ou si c'est lié à l'ascenseur», a affirmé le porte-parole de la police de l'agglomération de Longueuil, Tommy Lacroix.
Dans la journée de dimanche, Ruel avait assisté à un match de hockey, à Boisbriand.
 
Le propriétaire et président du Canadien, Geoff Molson, a tenu à exprimer ses condoléances.
 
«Nous avons perdu un homme de hockey de grande valeur qui a grandement contribué aux succès de l’organisation pendant plus d’un demi-siècle, a-t-il souligné, par voie de communiqué. Claude Ruel n’avait pas son pareil pour évaluer le talent et pour aider les jeunes joueurs qui voyaient en lui un père spirituel qui était toujours présent pour leur prodiguer conseil. Tous ceux qui ont côtoyé Claude Ruel sont aujourd’hui remplis de tristesse.»
 
L'organisation du Canadien rendra hommage à Ruel en observant un moment de silence, mardi soir, avant le match opposant l'équipe aux Flyers de Philadelphie, au Centre Bell.
 
Les funérailles auront par ailleurs lieu à Sherbrooke, d'où il est originaire, lors du prochain week-end.
 
Du succès avec Bowman
 
Ruel avait d'abord dirigé le Canadien junior de Verdun dans les années 1960. Puis, il s’est retrouvé une première fois derrière le banc de la Sainte-Flanelle, en 1968, à l’âge de 29 ans seulement. Cela ne l’a pas empêché de mener sa troupe vers la conquête de la coupe Stanley au printemps 1969. Grâce notamment à ses deux meneurs, Jean Béliveau et Yvan Cournoyer, le club avait balayé les Blues de St. Louis en finale. Le défenseur Serge Savard avait aussi contribué au triomphe, lui qui était devenu le tout premier défenseur à remporter le trophée Conn-Smythe, remis au joueur par excellence des séries.
 
Un an plus tard, le pilote n’a pas obtenu les mêmes succès, car sa formation a été écartée des séries au cours de la dernière rencontre du calendrier régulier.
 
Ayant cédé sa place à Al MacNeil durant la campagne 1970-1971, Ruel est devenu plus tard adjoint à l’illustre Scotty Bowman, avec lequel il a gagné cinq fois la Coupe Stanley. Les deux instructeurs ont notamment vu le Canadien connaître une période faste durant laquelle il a décroché quatre titres consécutifs de 1976 à 1979.
 
Une fin abrupte
 
Connu pour son expression «Y en aura pas de facile!», le Québécois a repris les guides de l’équipe après cette séquence de succès, lorsque Bernard Geoffrion a choisi de démissionner durant la campagne 1979-1980. Il a permis aux siens d’atteindre le deuxième tour éliminatoire où les North Stars du Minnesota ont écarté le Bleu-Blanc-Rouge et mis fin à sa domination.
 
Finalement, à sa dernière année chez le Canadien, «Piton» a vu l’équipe présenter un dossier de 45-22-13 avant de se faire surprendre au premier tour par les jeunes Oilers d’Edmonton. Bob Berry a pris sa place au terme de cette déconfiture.
 
À vie dans la Ligue nationale, Ruel a conservé une fiche de 172-82-51 en saison régulière. Lors de sa première année derrière le banc, il a savouré la victoire à 46 occasions.
 
Ayant occupé de nombreuses fonctions différentes avec le Canadien, Ruel a été reconnu comme un excellent dépisteur. On lui doit d'ailleurs la venue du défenseur Larry Robinson avec le club montréalais.