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«Je veux m'attaquer au système» - GSP

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Si Georges St-Pierre s’est retiré de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), en décembre 2013, c’est que sa décision était motivée par la présence du dopage dans son sport.
 
Voilà qu’un peu plus d’un an plus tard, une bombe tombe sur le monde arts martiaux mixtes : Anderson Silva, longtemps considéré comme le meilleur combattant livre pour livre du circuit, a été testé positif aux stéroïdes quelques jours avant un combat contre Nick Diaz, apprend-t-on après la tenue de l’événement.
 
«J’aurais voulu qu’on me prenne plus au sérieux», dit aujourd’hui St-Pierre.
 
De quoi faire réfléchir sur les tenants et aboutissants qui ont mené au hiatus du Québécois, champion des mi-moyens de l’UFC de novembre 2006 à avril 2007, puis de décembre 2007 à décembre 2013 - date de sa demi-retraite.
 
Prenez votre mal en patience
 
Si vous vouliez voir GSP et Silva en découdre dans un duel des plus grands combattants de l’histoire de l’UFC, vous pouvez oublier ça à court et moyen terme.
 
Un cas comme celui de Silva n’encourage en rien St-Pierre à revenir dans l’Octogone et à partir à la conquête de sa ceinture laissé vacante après sa victoire controversée sur décision partagée contre l’Américain Johny Hendricks à l’UFC 167, en novembre 2013.
 
«C’est sûr que des histoires comme celle-là me donnent encore moins le goût de revenir», a déclaré St-Pierre dans une entrevue avec Nancy Audet pour la chaîne TVA Sports, jeudi. J’ai toujours dit que, si un jour je remontais dans l’Octogone, il faudrait que mon combat soit testé par une agence indépendante et compétente qui n’a aucun intérêt financier.
 
«Je ne sais pas si je me battrai un jour contre Silva, mais pas pour le moment. Si l’UFC est prêt à accepter que mon combat soit surveillé par une agence indépendante, on verra, mais pour l’instant, je ne pense pas à ça.»
 
«Silva-Diaz n’aurait jamais dû avoir lieu»
 
Pour GSP comme pour de nombreux fans de l’UFC, la nouvelle des tests échoués par Silva est une grande déception (quoique le Brésilien nie avec véhémence avoir consommé des produits pour améliorer ses performances).
 
«J’ai réagi comme tous les autres quand j’ai su. C’est une déception, je suis bouche bée.
 
«Ce n’est pas mon style de rabaisser quelqu’un. Je ne suis pas content de cette nouvelle, au contraire : ce n’est pas bon pour sa carrière ni pour l’image du sport. Ce n’est bon pour personne, personne n’est gagnant là-dedans.»
 
Mais encore plus que les résultats des tests, GSP déplore que le combat entre Silva et Diaz ait tout simplement eu lieu. Autrement dit, ne tirez pas à boulets rouges sur Silva; blâmez plutôt le système pour ce qui s’est produit.
 
«Je ne juge Silva ni qui que ce soit d’autre qui prend des produits dopants. C’est leur choix. Je ne suis pas un rat, je ne donne pas de nom. Je sais beaucoup de choses que je ne dis pas. Je ne veux pas m’attaquer à un individu, je veux m’attaquer au système.
 
«Si l’UFC savait avant le combat... Vous savez, les produits dopants, c’est un peu comme une arme. Si j’arrive dans un combat avec un couteau et que des gens savent que j’ai un couteau, ils devraient faire quelque chose pour m’arrêter avant que le combat commence. C’est de la triche.
 
«Les stéroïdes, c’est une arme biologique. Les arts martiaux mixtes, ce n’est pas une course ou un jeu, c’est du combat – c’est une autre game. On peut y perdre des plumes ou même perdre la vie.
 
«Le combat Silva-Diaz n’aurait pas dû avoir lieu, mais c’est la façon dont la Commission athlétique du Nevada fonctionne. Dans un monde idéal, une agence indépendante aurait traité le dossier d’une façon différente. La Commission a fait des progrès, mais ce n’est pas encore ce qu’il faut.»
GSP-Silva? «On verra» - TVA Sports