Jiri Sekac et Lars Eller

Photo : Jiri Sekac et Lars Eller Crédit : USA Today Sports

Canadiens

Eller et Sekac prennent le blâme

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Il y a des chiffres évocateurs. Dans le cas de Lars Eller et de Jiri Sekac, le zéro revient trop souvent. Zéro point en 11 matchs pour Eller, zéro but en 14 matchs pour Sekac.

Au cœur d’une autre période sombre, Eller n’a pas cherché à se défiler après l’entraînement des Canadiens de Montréal. Il a fait face à la musique.

«Nous générons des chances et nous finirons par marquer des buts, a lancé le Danois. C’est vrai que notre production n’est vraiment pas bonne. Mais, nous pouvons juste contrôler notre effort. Je reste confiant, je trouverai une façon pour me relancer.»

Si le bateau prend l’eau depuis plusieurs semaines, Eller n’est pas l’unique passager à bord. Et il aura visiblement l’occasion de s’en sortir avec Sekac qui joue à ses côtés depuis les sept derniers matchs et bon nombre de rencontres encore à disputer cette saison.

«Il n’y a pas de doute que Sekac et moi cherchons à nous relever, a mentionné le centre de 25 ans. Je ne veux pas devenir trop démoralisé. Même si je n’ai pas marqué depuis plusieurs matchs, je sais que je génère des occasions. Un jour, ça viendra. Je ne regarde pas juste les chiffres. J’ai déjà marqué dans cette ligue et je peux encore le faire.»

Eller a de l’expérience en matière de périodes sombres. L’an dernier, il a eu des passages à vide de huit, neuf et 14 matchs sans point.

«C’est pratiquement triste à dire, mais je sais maintenant mieux comment m’en sortir », a-t-il répondu.

Une bataille mentale

Si Eller cherchait à garder la tête haute, Sekac semblait plus découragé.

«Oui, c’est difficile mentalement, a dit le Tchèque. J’essaye de ne pas y penser, mais c’est impossible. Il y a quelques semaines, je me retrouvais sur une bonne lancée et je me dirigeais vers une bonne saison en termes de points pour une recrue. Dernièrement, c’est le contraire. Je trouve ça pénible, mais je ne dois pas me laisser envahir par la frustration. »

À l’image d’Eller, Sekac a prôné la patience.

«On sait tous qu’il y a des hauts et des bas dans une saison, a-t-il répliqué. Ce n’est pas comme si nous ne générions aucune chance de marquer. Nous obtenons des occasions, mais nous ne marquons pas. J’en prends le blâme, je suis possiblement celui qui a raté le plus de chances.»

À ses 43 premiers matchs dans la LNH, Sekac a amassé 16 points (sept buts, neuf aides). C’est un petit point de plus qu’Eller.

Avec Bournival

À deux jours de la prochaine rencontre contre les Devils du New Jersey au Centre Bell, Eller et Sekac se retrouvaient encore sur la troisième unité, mais cette fois, en compagnie de Michaël Bournival.

Bournival a reçu un message clair de la part de la direction cette semaine en regardant les deux dernières rencontres du haut de la passerelle de presse. Michel Therrien lui a préféré des attaquants comme Gabriel Dumont, Christian Thomas et Jacob De la Rose.

«Quand je vais sur la glace, je dois faire ma place, a expliqué Bournival. C’est certain qu’il y a de bons joueurs qui poussent dans la Ligue américaine. Je dois être intense, réussir un bon échec-avant sur les défenseurs et créer des revirements. Je sais quels sont mes atouts, j’ai besoin de me servir encore mieux de ma vitesse.»