NFL

«Je suis sous le choc» - Maciocia

Publié | Mis à jour

Les membres des Carabins de l’Université de Montréal l’admettent: la décision de l’entraîneur-chef des Seahawks de Seattle, Pete Carroll, d’y aller avec un jeu de passe sur la séquence décisive du Super Bowl, dimanche, est surprenante.

En revanche, celle-ci n’est pas nécessairement mauvaise, même si le ballon envoyé par le quart Russell Wilson avec moins d’une minute à écouler a atterri dans les mains de Malcolm Butler, ce qui a confirmé le triomphe de 28-24 des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

«C’est l’une des décisions les plus surprenantes que j’ai vues: ils pouvaient courir avec Marshawn Lynch trois autres fois. Par contre, c’est facile de jouer au gérant d’estrade après-coup. Si ça avait fonctionné, Carroll aurait passé pour un génie, a commenté lundi le coordonnateur offensif des Bleus, Marco Iadeluca.

«Mais normalement, tu y vas avec ton meilleur atout et les Seahawks se sont fiés à Lynch durant toute la saison. Et il est l’un des plus dangereux demis de la ligue.»

Pour sa part, l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia, était stupéfait de voir Wilson tenter de rejoindre Ricardo Lockette à la ligne des buts.

«Je suis sous le choc, donner le ballon à Marshawn Lynch était un «no brainer», a-t-il affirmé, tout en se disant heureux pour l’un de ses amis, le responsable du conditionnement physique chez les Patriots, Harold Nash. Il avait déjà récolté plus de 100 verges et quand il se fait frapper, il tombe toujours à l’avant, ce qui lui fait gagner du terrain supplémentaire.»

Archambault ne blâme pas Carroll

De son côté, le secondeur-étoile Byron Archambault a émis une opinion différente de celle exprimée par plusieurs observateurs d’ici et d’ailleurs. La Nouvelle-Angleterre avaient quelques éléments inexpérimentés et l’idée de les exploiter était appropriée à ses yeux, peu importe le résultat.

«C'était impossible de faire trois courses de suite, il fallait surprendre les Patriots. Si ça avait été une passe incomplète, ils n'auraient pas su à quoi s'attendre, a-t-il indiqué. Ce n'était pas une mauvaise décision, les chances étaient du côté de Carroll, car les Patriots étaient vulnérables contre la passe.

«Pete Carroll et Bill Belichick (des Patriots) sont des entraîneurs agressifs et ils se sont rendus là de cette façon. Donc, pourquoi changer la méthode?»

Cromer-Émond vante les Patriots

Appuyant les désormais champions en titre, le secondeur Alex Cromer-Émond a refusé de pointer quiconque chez les Seahawks en dépit du dénouement.

«J’étais certain qu’ils allaient courir, même si les chances d’interception étaient minimes. Mais c'est surprenant, car leur ligne offensive connaissait tout un match, a-t-il expliqué. Toutefois, les Patriots ont fait comme nous à la Coupe Vanier: ils ont réalisé le gros jeu. Et n’oublions pas que Seattle a été chanceux d’avancer quand Jevon Kearse a réalisé un attrapé spectaculaire.»

Son coéquipier Philip Enchill a corroboré ses dires.

«Ce n'était pas une erreur du quart ou du receveur: c'est le joueur défensif qui a fait un jeu incroyable! Il faut lui donner le crédit, a mentionné le demi inséré. Finalement, le karma est revenu hanter les Seahawks.»

Ce qu'ils ont dit

- Je suis sous le choc, donner le ballon à Marshawn Lynch était un «no brainer» (Danny Maciocia)

- Pete Carroll est un grand entraîneur qui a gagné ailleurs, mais malheureusement pour lui, les choses ont mal tourné cette fois (Danny Maciocia)

- C’est l’une des décisions les plus surprenantes que j’ai vues (Marco Iadeluca)

- Par contre, c’est facile de jouer au gérant d’estrade après-coup. Si ça avait fonctionné, Pete Carroll aurait passé pour un génie (Marco Iadeluca)

- C'était impossible de faire trois courses de suite, il fallait surprendre les Patriots. Si ça avait été une passe incomplète, ils n'auraient pas su à quoi s'attendre (Byron Archambault)

- Ce n'était pas une mauvaise décision, les chances étaient du côté de Pete Carroll, car les Patriots étaient vulnérables contre la passe (Byron Archambault)

- Pete Carroll et Bill Belichick sont des entraîneurs agressifs et ils se sont rendus là de cette façon. Donc, pourquoi changer la méthode? (Byron Archambault)

- Ce n'était pas une erreur du quart ou du receveur de passes: c'est le joueur défensif qui a fait un jeu incroyable! Il faut lui donner le crédit (Philip Enchill)

- Le karma est revenu hanter les Seahawks (Philip Enchill)

- L'idée n'était pas mauvaise, même si tout le monde croyait que Seattle allait courir. Mais c'est surprenant, car la ligne offensive connaissait tout un match (Alex Cromer-Émond)

- Les Patriots ont fait comme nous à la Coupe Vanier: ils ont réalisé le gros jeu (Alex Cromer-Émond)