Canadiens de Montréal

«J'ai entendu parler de Montréal» - Vermette

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Antoine Vermette sait très bien qu’il vit sur du temps emprunté avec les Coyotes de l’Arizona. D’ici la date limite des transactions du 2 mars dans la Ligue nationale (LNH), le hockeyeur de 32 ans représentera l’un des joueurs les plus convoités.

À moins de deux heures du match contre le Canadien de Montréal au Centre Bell dimanche, Vermette dressait un portrait très réaliste de sa situation.

«Je ne suis pas naïf, a-t-il répondu à un petit groupe de journalistes. J’entends des commentaires et des rumeurs. Je sais que ça pourrait m’arriver. Ça fait longtemps que je joue dans la LNH et je sais reconnaître ce qui se trame. Il n’y a pas une grande analyse à faire. Don (Maloney) a dit carrément qu’il recherchait de jeunes espoirs. Je peux facilement lire entre les lignes.»

L’équation reste assez simple. Une équipe en déroute et un joueur sans contrat forment le parfait assemblage pour une transaction.

Vermette écoule actuellement la dernière année de son contrat avec l’équipe de l’Arizona à un salaire de 3,75 millions $. Il aura l’occasion de devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain. Plongés dans un mode reconstruction, les Coyotes voudront regarnir leur coffre fort de jeunes espoirs.

Maloney exigera un fort prix pour son centre. Selon les bruits qui circulent, le directeur général des Coyotes souhaiterait obtenir un choix de premier ou de deuxième tour ainsi qu’un espoir de première qualité.

Montréal dans la course?

Questionné sur ses chances d’aboutir avec le Canadien, Vermette n’a pas cherché à contourner le sujet.

«Oui, j’ai aussi entendu parler de Montréal, a-t-il affirmé. Les nouvelles circulent rapidement. C’est une bonne chose, il semble y avoir beaucoup d’intérêt à mon égard. Je prends ça positivement.»

Le joueur originaire de Saint-Agapit, une ville située à une trentaine de kilomètres de Québec, a entendu les mêmes cancans par rapport aux Sénateurs d’Ottawa, sa première équipe dans la LNH.

«J’ai aimé mon séjour à Ottawa, mais ça reste très hypothétique. Il y a beaucoup de rumeurs. Je ne veux pas trop m’avancer à ce sujet. Je suis encore heureux à Phoenix.»

Un joueur complet

Avant la visite des Coyotes à Montréal, Vermette se retrouvait au deuxième rang des marqueurs de l’équipe avec 31 points (11 buts, 20 aides). Utilisé pour un peu plus de 19 minutes par rencontre, le numéro 50 offre également de précieux services en infériorité numérique et au cercle des mises en jeu.

Il est d’ailleurs au 13e rang de la LNH avec un taux de réussite de 55,5% pour les mises en jeu.

«Antoine joue dans toutes les situations, il affronte les meilleurs joueurs adverses, c’est un de nos meilleurs en avantage numérique et en désavantage numérique, a rappelé l’entraîneur-chef, Dave Tippett. Tant qu’il est ici, je vais l’utiliser. Il nous est très utile.»

Tippett n’a toutefois pas voulu dire s’il s’attendait à le voir partir prochainement.

«Pour les questions de transaction, allez parler au gars là-bas (Maloney), ce n’est pas mon département», a-t-il souligné.

À sa 11e saison dans la LNH, Vermette a été échangé deux fois. En 2009, les Sénateurs l’ont envoyé aux Blue Jackets de Columbus et trois ans plus tard, les Jackets le refilaient aux Coyotes.