Super Bowl XLIX

Respect mutuel sans borne entre Belichick et Carroll

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Le premier est bourru, redouté et se veut un digne représentant de la vieille école. Le second est décontracté, énergique et se fait l’apôtre des libertés individuelles.

Autant Bill Belichick que Pete Carroll connaissent un succès monstre à la barre des Patriots de la Nouvelle-Angleterre et des Seahawks de Seattle malgré des styles diamétralement opposés.

Comme le veut la coutume avant le Super Bowl, les deux entraîneurs-chefs ont tenu conjointement un dernier point de presse, vendredi, avant de se revoir sur le terrain dimanche soir.

Toute la semaine durant, les joueurs ont tracé des portraits contrastants de leurs patrons. Carroll semble apprécié de ses troupiers par sa philosophie typique du Californien «cool» et branché, tandis que Belichick inspire le même respect chez les siens par sa préparation méticuleuse et sa rigueur. Même si leur approche diffère, les deux vis-à-vis se vouent une totale admiration.

«Il n’y a pas un entraîneur dans la NFL que je respecte plus que Pete Carroll, a lancé Belichick. J’ai une tonne de respect pour ce qu’il fait, ses qualités d’enseignant et la manière dont son équipe joue. Je l’ai étudié depuis longtemps et j’ai appris beaucoup de ce qu’il fait. Indirectement, il a fait de moi un meilleur entraîneur.»

Des changements

Les louanges de Belichick sont bien plus que du vent. Au dire de ses propres protégés, dont le vétéran plaqueur Vince Wilfork, le dur et renfrogné personnage que tous imaginent a développé un côté humain au fil du temps.

«Je vois un Bill très différent de ce qu’il était il y a 11 ans. Je lui dis même qu’il ramollit!», a-t-il rigolé cette semaine.

«Il n’a plus une équipe de vétérans comme il a déjà eu et il a su adapter son style aux jeunes. En fin de compte, Bill demeure Bill. Il dirige de la même façon et est aussi exigeant, sauf qu’il s’est attendri un peu», a-t-il enchaîné.

Carroll admiratif

De son côté, avant de remporter le Super Bowl avec les Seahawks la saison dernière, Carroll a fait ses classes à la barre des Patriots, de 1997 à 1999. Dans un savoureux clin d’œil du destin, il s’apprête à affronter l’homme qui a pris sa relève quand il a été remercié.

Il ne faudrait surtout pas croire que Carroll en tient rigueur aux Patriots et encore moins à Belichick.

«Ils m’ont supporté dans cette organisation jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus le faire. Ensuite, ils ont réussi l’un des plus grands coups de l’histoire en embauchant Bill. Ils ont accompli des choses grandioses ensemble et j’adore les regarder», a-t-il encensé.

Peu importe le chemin emprunté, les deux pilotes n’ont pas leur égal pour soutirer le meilleur de leurs hommes, tel que l’a constaté le demi de coin des Patriots Brandon Browner, auparavant avec les Seahawks.

«Bill fonctionne à l’ancienne et nous fait courir après un entraînement. Pete était plutôt du genre à jouer au basket avec nous avant une réunion ou à faire résonner notre musique préférée dans les couloirs. Peu importe, ils sont les deux meilleurs de la ligue.»