Jean Béliveau

Photo : Jean Béliveau Crédit : CLAUDE RIVEST/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Canadiens de Montréal

Jean Béliveau était prêt à mourir

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Jean Béliveau était heureux de la vie qu’il avait menée avec sa petite famille et il était prêt à mourir, selon sa veuve.

Dans une entrevue touchante qu’elle a livrée à Paul Arcand au 98,5 FM, Élise Béliveau a parlé des derniers mois qu’a vécus le Grand Jean avant son décès le 2 décembre dernier.

«Il m’a parlé un mois ou deux avant de mourir, il m’a dit : "On a eu une belle vie hein?" Il m’a dit qu’il était prêt à partir et qu’il espérait que le Bon Dieu allait venir le chercher bientôt», confie-t-elle.

Dans les derniers mois de sa vie, Jean Béliveau était soigné à la maison. Des infirmiers se rendaient chaque jour à leur domicile pour prendre soin de M. Béliveau.

«C’était toujours les mêmes infirmiers, alors on était devenu comme une famille. Ça fait drôle de ne plus voir ces gens-là», a-t-elle souligné.

Même s’il était accablé par la maladie, jamais M. Béliveau ne s’est plaint de douleurs.

«Il souffrait plus mentalement parce qu’il y avait plein de choses qu’il ne pouvait plus faire. Il aimait tellement lire, mais il ne pouvait plus. Il n’était plus capable de manger vers la fin. Il était tellement maigre, il avait la peau et les os», se rappelle Mme Béliveau.

Sa femme se souvient qu’une de ses déceptions était aussi de ne plus pouvoir se rendre au Centre Bell pour assister aux matchs.

«Il les regardait à la télévision par exemple», a-t-elle assuré.

Sa plus grande fierté, au-delà de ses performances sportives, était sa fille et ses petites-filles.

«Son départ fait un très gros vide dans la maison. Il y a des journées plus difficiles que d’autres», a-t-elle conclu lors de l’entrevue accordée à M. Arcand, la voix remplie d’émotions.