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«Koivu ne s’entendait pas bien avec moi» - Ribeiro

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La transaction qui a chassé Mike Ribeiro de Montréal est comme la météo ou la politique : elle ne laisse personne indifférent.

Le 30 septembre 2006, l’attaquant originaire du Plateau Mont-Royal de Montréal a été échangé aux Stars de Dallas en retour d’un nom peu scintillant : Janne Niinimaa.

«Ils avaient besoin d’un défenseur, je pense», a répondu Ribeiro à la blague, lundi, à l’émission Dave Morissette en direct à TVA Sports.

Problèmes hors-glace, relation houleuse avec le capitaine Saku Koivu, manque de discipline pendant les entraînements... Quel facteur a réellement poussé le directeur général des Canadiens de Montréal de l’époque, Bob Gainey, à sacrifier un joueur de centre d’ici au talent certain?

«[Koivu] ne s’entendait pas bien avec moi», a indiqué Ribeiro, qui a aussi confirmé que le Finlandais et lui ne s'aimaient pas.

Selon ses dires, une compétition déjà bien présente a atteint son apogée à l’aube de la saison 2006-2007, lorsque Koivu voyait sa progression comme une menace pour son propre temps de glace.

«Je pense qu’il y avait un peu de jalousie», a expliqué le patineur de 34 ans.

«J’essayais de rester avec l’équipe. Lors de mes premières années, je [me promenais entre la Ligue américaine et la Ligue nationale]. J’étais content d’être deuxième ou quatrième centre.»

Pris au dépourvu

Dans le sport professionnel, il n’est pas inhabituel que des conflits éclatent entre coéquipiers. Koivu et Ribeiro ont d’ailleurs été impliqué dans une séance de brasse camarade en plein entraînement en février 2006, dont la vidéo est devenue virale avant l’époque des réseaux sociaux.

Pourtant, Ribeiro n’avait rien d’un joueur marginal, puisqu’il avait déjà trôné au sommet des pointeurs du Tricolore avec une campagne de 20 buts (2003-2004). Pendant l’été 2006, il a même eu des garanties de son DG.

«J’avais eu une rencontre avec Gainey. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter et que j’aillais rester à Montréal. Ça m’a surpris d’être échangé», a-t-il raconté.

Si cette transaction l’a pris au dépourvu, les amateurs de la Sainte-Flanelle, eux, étaient abasourdis par l’arrivée de Niinimaa, qui jouait malgré une blessure récurrente à une cheville, disait Gainey.

Le Finlandais, qui empochait 2,508 millions $ (comparativement à 1,9 million $ pour Ribeiro),  n’a pu faire mieux que trois aides en 41 matchs avec Montréal... et une piètre fiche de -13.

Il a poursuivi sa carrière en Europe la saison suivante, tandis que Ribeiro a explosé avec une récolte de 27 buts et 83 points.

 «Si j’avais été repêché par une équipe américaine, mon adaptation aurait peut-être été plus difficile [à Dallas]. Mais j’avais joué quelques années à Montréal, donc ce fut plus facile de m’habituer.»

«Jouer à Risk avec un verre de lait»

Fait cocasse.

Lorsqu’il donnait ses premiers coups de patins au camp d’entraînement des Canadiens, l’entraîneur-chef Michel Therrien a demandé à un vétéran de le protéger : Dave Morissette.

L’ancien policier l’a d’ailleurs hébergé chez lui à ses débuts.

«C’était bien! J’avais une voiture et tu me faisais à manger!», a raconté le joueur des Predators de Nashville, qui affrontera son ancienne équipe au Centre Bell, mardi soir.

«On mangeait de la lasagne, on jouait à Risk avec un verre de lait...»

Selon Morissette, Ribeiro n’a pas suivi ses conseils d’entraînement en gymnase.

«Je t’ai vu sur le bench press, mais je ne te voyais jamais en faire!», a commenté l’animateur.