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Les parents Johnson l’ont volontairement volé

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Depuis le début de sa carrière professionnelle, les parents de Jack Johnson savaient exactement ce qu’ils faisaient quand ils dépensaient l’argent du défenseur, qui a dû déclarer faillite en octobre dernier.

Selon ce qu’une source anonyme a raconté mercredi au blogueur Samer Kalaf, du site internet Deadspin.com, les malheurs monétaires de Jackson ne seraient pas le résultat d’une simple mauvaise gestion de la part de Jack père et Tina Johnson. Ces derniers ont pris le contrôle du compte en banque de leur fils en 2008 après avoir renvoyé coup sur coup les agents Pat Brisson, de la firme Creative Artists Agency (CAA), ainsi qu’Alan Miller.

Les déboires financiers de l’actuel porte-couleurs des Blue Jackets de Columbus ont été révélés au grand jour par le quotidien «Columbus Dispatch» au mois de novembre, qui estimait ses dettes à plus de 10 millions $.

Une série de prêts douteux et risqués, contractés au nom de Johnson par ses parents, sont à l’origine de ses problèmes d’argent.

D’après la source, qui désire demeurer anonyme en raison d’actions judiciaires en cours, dès la première saison de Johnson dans la Ligue nationale de hockey (LNH), ses parents ont tenté de soutirer le plus d’argent possible. Jack père s’est embrouillé avec Brisson et a forcé son fils à le congédier, alléguant que ses honoraires étaient des dépenses inutiles.

«Il voulait délibérément éliminer tout obstacle potentiel à son escroquerie.»

«Sous leur contrôle»

Puis, Miller a été engagé. Il a mentionné que Johnson «était un jeune homme bien», mais que dès le début, il a hissé des drapeaux rouges.

«Il était sous le contrôle extrême de ses parents», a indiqué Miller, ajoutant qu’il a tenté de discuter avec l’athlète de ses doutes au sujet de leurs intentions. Le lendemain, ses parents l’ont remercié après une association de moins d’un an.

Jack père et Tina Johnson ont alors pris les rênes des finances de leur fils. Le 8 janvier 2008, le natif d’Indianapolis a signé un lucratif contrat de sept ans et 30,5 millions $ avec les Kings de Los Angeles.

Quelques semaines avant l’annonce de ce pacte, Johnson a signé une procuration à sa mère. Puis, quelques jours après l’entente, son père s’est acheté une Ferrari F430, comme celle de son rejeton.

Les parents ont dépensé des centaines de milliers de dollars dans les rénovations de leur maison en Californie, en plus de maintenir leur style de vie princier. Ils ont emprunté à des taux d’intérêt élevés au nom de RFF Family Partnership LP et Team Johnson Investments LLC.

Les Johnson ont donné l’autorisation à leurs créanciers de piger dans les paies de leur fils pour être remboursés.

Dette à Brisson

Miller a soutenu que lorsqu’il a été engagé, Johnson devait plus de 62 000 $ à Brisson et CAA. Il aurait négocié à la baisse ce montant et prêté la somme au hockeyeur, mais celui-ci ne lui aurait jamais redonné l’argent malgré une entente signée.

Johnson n’avait jamais douté de l’honnêteté de ses parents, qui lui avaient raconté avoir reçu l’héritage d’un proche parent.

«Quelques personnes ont essayé de l’avertir, mais quand il confrontait ses parents, ils lui répétaient de se concentrer sur le hockey», a relaté la source anonyme. [...] Il n’était pas au courant des sérieux problèmes avant le printemps 2014.»

Fiançailles

Les pièces du casse-tête ont commencé à tomber en place quand Johnson s’est fiancé à Kelly Quinn, la sœur du quart-arrière de la NFL Brady Quinn. Le hockeyeur de 28 ans a voulu être indépendant financièrement afin de penser à former sa famille, toujours selon la source. Toutefois, ses parents «ont tenté de mettre un frein à la liaison, lui recommandant de ne pas s’engager trop vite.»

C’est à ce moment que Johnson les aurait formellement confrontés d’après le «Columbus Dispatch». Il a ensuite engagé un avocat et des conseillers financiers. Il n’a pas parlé à ses parents depuis.