Canadiens

«Je ne pensais pas que ce serait aussi ardu» - Sekac

Publié | Mis à jour

Habituellement, on a une bonne idée de ce que les recrues apporteront à leur formation. Repêchés, ils gravissent d’abord les échelons un à un. Mais lorsqu’il s’agit d’une trouvaille venue d’Europe, il est plus difficile de savoir à quoi s’attendre.

Jiri Sekac avait beau s’amener en Amérique avec les meilleures intentions, il fallait attendre de le voir évoluer de ce côté-ci de l’Atlantique avant de se prononcer sur sa possible contribution.

Or, après une demi-saison dans l’uniforme du Canadien, force est d’admettre que le Tchèque se débrouille bien.

En 34 matchs, l’attaquant de 22 ans a récolté 15 points, dont sept buts, ce qui en fait la neuvième recrue la plus productive dans le circuit Bettman.

Même s’il s’en tire bien, Sekac a admis qu’il lui a fallu une certaine période d’adaptation avant de se sentir vraiment à l’aise. Période d’adaptation qui a été marquée par un séjour, à la fin du mois d’octobre, de sept matchs sur la passerelle.

«Au moment d’amorcer la saison, je ne pensais pas que ce serait aussi ardu, a-t-il indiqué. Mais aujourd’hui, quand je regarde la façon dont je joue, je constate une grande différence.»

Réalité différente

Cette amélioration se situe en grande partie au niveau mental. Au fil des matchs, le rapide attaquant a compris qu’il ne pouvait pas faire ce qu’il souhaitait sur la glace, ce qui l’a amené à adopter une approche plus efficace.

«J’ai compris que tu ne pouvais pas t’attendre à faire des jeux incroyables chaque fois que tu es en possession de la rondelle. Au début, je voulais toujours trop en faire. J’ai réalisé que c’était impossible d’agir ainsi dans la LNH, que parfois, il valait mieux se contenter d’envoyer la rondelle au fond du territoire adverse.»

Il n’est pas toujours facile de se joindre à un nouveau groupe. Ça devient encore plus compliqué lorsqu’on doit, en plus, s’habituer à une nouvelle culture.

Aidé dans son adaptation par son compatriote Tomas Plekanec, Sekac assure se sentir aujourd’hui bien intégré au groupe.

À 22 ans, Sekac se veut, pour l’instant, une belle trouvaille. S’il continue à bien se développer, il pourrait devenir l’un des coups de génie de Marc Bergevin.