Marc-André Fleury et Carey Price

Photo : Marc-André Fleury et Carey Price au match des étoiles en 2011. Crédit : REUTERS

LNH

«Fleury doit oublier les critiques» -Price

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Depuis sa conquête de la Coupe Stanley en 2009 avec les Penguins de Pittsburgh, Marc-André Fleury vit une relation amour-haine avec ses propres partisans.

Lors des cinq derniers printemps, Fleury a souvent hérité du rôle de bouc émissaire pour les insuccès des Penguins.

En détachant tranquillement ses jambières dans le vestiaire des Canadiens, Carey Price a parlé de la réalité parfois cruelle de la position de gardien. Dans un élan de solidarité, il a défendu son prochain rival sur la glace du Centre Bell.

«Marc-André est un gardien très talentueux, il est probablement l’un des plus athlétiques et l’un des plus agiles de la LNH, a rappelé Price. Je crois honnêtement qu’on le juge d’une façon injuste. À mes yeux, il est clairement un des gardiens d’élite de la LNH.»

Le bonnet d’âne, Price l’a lui aussi porté assez souvent depuis ses débuts à Montréal.

«Tu ne peux pas gagner la coupe Stanley tous les ans, moi je n’ai toujours pas réalisé cet exploit. Fleury a déjà gravé son nom sur la coupe une fois et il a aussi participé à une finale avec les Penguins. Je ne sais pas ce que les personnes réclament de plus. Comme je le fais à Montréal, il doit oublier les critiques et se concentrer sur son jeu.»

Le maître des jeux blancs

À l’image de Price, Fleury connaît tout un début de saison avec un dossier de 20-7-4, une moyenne de 2,20 et un taux d’efficacité de ,925. S’il se retrouve parmi les meilleurs de sa profession dans chacune des catégories de statistiques importantes, Fleury en domine une seule. Il trône au sommet des gardiens avec ses six jeux blancs.

Fidèle à ses habitudes, Fleury a refusé de placer les réflecteurs uniquement dans sa direction lors d’une entrevue au Journal de Montréal.

«Les changements à Pittsburgh m’ont fait du bien, a dit Fleury. Je trouve que nous jouons mieux défensivement avec le système de Mike Johnston, mais dernièrement nous avons un peu ralenti en raison des nombreux blessés. J’ai de bons chiffres, mais j’aimerais avoir un peu plus de victoires.»

À ses 10 premières saisons avec les Penguins, Fleury n’avait jamais réussi plus de cinq blanchissages en une saison. Après seulement 40 matchs au calendrier, il a déjà battu sa marque personnelle.

«C’est assez surprenant comme statistique, je n’ai jamais été un gardien avec beaucoup de blanchissages, a-t-il répondu. Je me suis toujours retrouvé avec une équipe offensive avec les Penguins.»

Un billet pour Columbus?

Dans deux semaines, Fleury pourrait partager le même vestiaire que celui de Price lors du match des étoiles de la LNH à Columbus.

S’il est souvent timide pour décrire ses propres performances, le gardien originaire de Sorel n’a pas caché son intention de participer à cet événement.

«J’imagine que c’est possible que je reçoive une invitation, mais je ne suis pas persuadé. Il n’y a pas de doute que j’aimerais ça y aller, il s’agirait d’une belle marque de reconnaissance. C’est toujours un honneur de jouer avec les meilleurs joueurs au monde.»

«Dans l’Est, les Price, Luongo, Lundqvist et Halak obtiendront possiblement des considérations. Ce ne sera pas facile d’y participer, il y a plusieurs bons gardiens.»