Championnat mondial junior 2015

Mission accomplie pour ÉCJ

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Une forte pression pesait sur la formation nationale de hockey junior tout au long du Championnat du monde disputé en sol canadien. Et elle n’a pas déçu. Elle a comblé les attentes en remportant la médaille d’or tant convoitée depuis 2009.

Équipe Canada junior (ÉCJ) a répondu de brillante façon en réussissant un parcours parfait, enregistrant sept victoires de suite.

Les protégés de Benoît Groulx ont joué avec panache dès les premiers duels préparatoires. Ils se sont payé les Américains lors du traditionnel match de la veille du jour de l’An au Centre Bell pour ensuite poser leurs valises à Toronto et vaincre les Danois et les Slovaques afin de passer en finale.

Les Canadiens ont couronné leur suprématie en tenant bon devant la ténacité des Russes dans une rencontre époustouflante au Air Canada Centre.

«C’est une sensation incroyable. C’était notre objectif du début jusqu’à la toute fin, a affirmé le Québécois Anthony Duclair avec une médaille d’or pendant à son cou. Nous sommes 22 frères dans cette aventure.

«Nous avons travaillé en équipe à chaque présence, a poursuivi celui qui ira rejoindre les Remparts de Québec dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec au cours des prochains jours. C’est un honneur et un privilège de vivre ce moment.»

Équipe de rêve

«Ce n’est pas tous les jours que tu as la chance de diriger une équipe de rêve comme celle-là», a déclaré Groulx, qui est ainsi devenu le troisième entraîneur québécois à réussir l’exploit de remporter le Championnat mondial junior.

«Je me sens privilégié de faire partie de ce groupe, a-t-il poursuivi. La différence devait se faire sur la glace, on avait des joueurs pour le faire et ils l’ont fait.»

Cette formation talentueuse a réussi à survoler le tournoi en enregistrant trois jeux blancs avant de rafler l’or pour la 16e fois depuis 1977.

Elle a limité ses adversaires à neuf petits buts en sept matchs tout en les terrorisant avec une production de 39 filets. Cela lui vaut de loin la meilleure fiche du Mondial.

Le seul aspect du jeu où ÉCJ n’a pas dominé en terminant au sommet, c’est en écoulant les pénalités. Encore là, elle y était presque si elle n’avait pas alloué deux buts à l’attaque massive des Russes en finale.

Les joueurs de Groulx ont déployé une force de frappe inégalée avec une efficacité de 87,5 % en supériorité numérique.

Six d’entre eux ont congestionné le haut du classement des 10 meilleurs marqueurs du Mondial junior, Sam Reinhart, Nic Petan et Connor McDavid en tête.

À la ligne bleue, Madison Bowey et Josh Morrissey ont joué de façon inspirée en s’inscrivant au pointage tout en y allant de percutantes mises en échec.

Même s’il ne figure pas parmi les meilleurs défenseurs en vertu de ses statistiques offensives, le défenseur Darnell Nurse a occupé un rôle de premier plan dans l’échiquier de Groulx. Le grand espoir des Oilers d’Edmonton a terminé la compétition avec un différentiel de +8 alors qu’il a constamment contenu les meilleurs attaquants adverses.

Et devant le filet, le duo canadien a été le plus dominant en se partageant la tâche. Zachary Fucale a su élever son jeu d’un cran lors des moments importants, tout comme Eric Comrie.

Éloges

L’unanimité régnait dans le vestiaire après la conquête. Sans l’entraîneur-chef québécois derrière le banc, le Canada n’aurait pas connu de pareils succès.

«Son message était très simple et clair. Il nous a aidés et appuyés tout au long du tournoi. Sans lui, on ne serait pas ici, c’est sûr», a assuré sans hésiter Fucale, un message répété par tous.

«C’est un excellent entraîneur, il faut lui accorder beaucoup de crédit, a renchéri Duclair. Il avait prédit tout ce qui s’est passé durant le tournoi.»

Visiblement touché par les commentaires de ses joueurs, Groulx a aussi tenu à souligner le travail de ses adjoints.

«J’accepte ces éloges avec beaucoup de fierté. Je dois dire que le personnel d’entraîneurs a été extraordinaire, a-t-il indiqué. Dave Lowry et Scott Walker ont été formidables pour moi.

«Martin Raymond et Misha Donskov ont été les héros obscurs en faisant un travail de préparation formidable, a-t-il tenu à ajouter. Ça nous a permis de nous concentrer sur les joueurs. Ces éloges vont à toute l’équipe d’entraîneurs et aux dirigeants.»

«Il y a des années où tout clique et d’autres, non. Cette année, tout a cliqué. Nous sommes privilégiés d’avoir vécu cette aventure», a conclu Groulx.