Championnat mondial junior 2015

Surprise devant le filet canadien

Agence QMI / François-David Rouleau

Publié | Mis à jour

L’entraîneur-chef d’Équipe Canada junior, Benoit Groulx, ne changera certainement pas une recette gagnante. Cependant, il a dérogé à ce principe en effectuant deux modifications dans sa formation pour l’affrontement face aux Américains, mercredi après-midi au Centre Bell.

Après l’entraînement des siens à Brossard sur le coup de midi, mardi, il a d’abord annoncé qu’Eric Comrie défendra la cage de la sélection nationale canadienne lors de cette dernière rencontre de la phase préliminaire du Championnat du monde de hockey junior.

Le gardien aura la mission de conserver la fiche immaculée de l’équipe qui se dirigera ensuite vers Toronto pour le quart de finale prévu le 2 janvier.

«Il faut donner une chance à Eric de garder les buts. Nous sommes très confiants et très confortables avec lui, a expliqué Groulx. Nous avons deux gardiens très solides qui méritent de jouer, mais nous pouvons en mettre un seul devant le filet.

«Nos gardiens n’ont pas eu des matchs faciles. Eric a eu à se signaler contre les Allemands. J’ai maintenant hâte de le voir performer contre les États-Unis. Ce sera un excellent test pour lui.»

Le gardien des Americans de Tri-City affichait un large sourire quelques minutes après avoir appris la nouvelle.

«Ce sera très excitant. C’est un match comme un autre, mais je dois m’assurer d’être prêt», a-t-il souligné.

Lors de la deuxième sortie de la formation canadienne samedi, l’athlète de 19 ans avait bloqué les 17 tirs de l’Allemagne pour réaliser un blanchissage.

Deuxième trio

Groulx a également avisé qu’il avait procédé à un léger ajustement au sein de son deuxième trio piloté par Connor McDavid. Il y a fait graduer Jake Virtanen, alors que Nick Ritchie se retrouvera sur la quatrième unité aux côtés de Frédérik Gauthier.

Aussi, si la confrontation est attendue des amateurs, l’entraîneur-chef canadien n’y voit pas plus qu’une rencontre ordinaire, modérant du même coup les grands élans entourant le duel annoncé entre McDavid et Jack Eichel.

«Ce n’est pas le gros match du championnat. C’est un match du tournoi parmi tant d’autres. Je m’attends à ce que Connor soit prêt. Il s’est toujours mis de la pression sur les épaules et il veut bien faire. Il apporte beaucoup de leadership», a indiqué Groulx.

Un classique

Les rendez-vous face aux Américains sont toujours âprement disputés. L’année dernière, le Canada l’avait emporté 3-2 contre leurs rivaux la veille du jour de l’An.

«Les deux équipes sont nez à nez, ce sera le retour de cette rivalité intense du 31 décembre, a mentionné avec le large sourire qui le caractérise si bien le capitaine Curtis Lazar. Les Américains ont quatre bons trios et ils travaillent avec acharnement.»

«Il faudra rester disciplinés. Plusieurs joueurs peuvent faire mal en avantage numérique, a fait observer Anthony Duclair. La possession de la rondelle sera très importante. Il ne faut pas les laisser contrôler le jeu.»

D’ailleurs, les hommes de Mark Osiecki ont frappé à cinq reprises sur le jeu de puissance, ce qui représente la moitié de leur production à l’attaque. Comme ceux de Groulx, ils n’ont alloué qu’un seul but en trois rencontres.

Toutefois, le Canada possède un point de plus que les États-Unis au classement du groupe A, avec neuf au compteur. En défaisant la Finlande en tirs de barrage, l’équipe américaine avait empoché deux points au lieu de trois.

Les Américains sont prêts

Osiecki devra d’ailleurs les menaces canadiennes, lui qui ne pourra bénéficier du dernier changement pour ce duel.

«Le Canada a de nombreuses armes, nous l’avons vu contre la Finlande. C’est une équipe qui possède quatre excellents trios. Il faudra être intense durant les 60 minutes de jeu.»

«La pression est sur eux, a pour sa part lancé le défenseur Will Butcher à propos des Canadiens. Nous devons respecter notre plan de match et jouer en équipe.»

John Hayden est prêt à affronter l’environnement hostile du Centre Bell.

«C’est une grande rivalité. Je suis très excité d’y participer. On sait que la foule sera derrière eux, mais on devra se regrouper.»

En sol canadien, la troupe américaine éprouve des difficultés. Elle n’a signé qu’une seule victoire en 1999, lorsque le tournoi avait lieu à Winnipeg. En 10 matchs, elle revendique un dossier de 1-7-1-1.