Connor McDavid

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Benoit Groulx n’est pas inquiet pour Connor McDavid

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La dernière chose que l’entraîneur-chef d’Équipe Canada junior (ÉCJ), Benoit Groulx, associe aux statistiques de Connor McDavid est certes l’inquiétude.

Le jeune attaquant n’a pas obtenu de point lors du premier match de la formation de l’unifolié au Championnat mondial de hockey junior. Les favoris de la foule ont écrasé la Slovaquie 8-0 au Centre Bell, vendredi soir.

«Il a eu des chances, a commenté le pilote des vainqueurs. Pour être franc, il devrait marquer au moins un but par match. Il a toutefois bénéficié d’opportunités en or. (...) Il veut être bon et je crois que c’est une question de calme à afficher davantage dans son cas.

«Nous devons également comprendre qu’il a manqué 5-6 semaines d’activités et revenir au jeu dans un tournoi comme celui-ci n’est pas facile. Je ne suis pas préoccupé du tout.»

Le Canada devait affronter l’Allemagne samedi au même endroit et Groulx n’avait pas l’intention de changer ses plans. Ainsi, McDavid, qui n’était pas disponible pour discuter avec les journalistes durant la journée, évoluera aux côtés de Curtis Lazar et de Nick Ritchie.

Contre les Slovaques, le hockeyeur de 17 ans a décoché six lancers, le plus haut total des siens. Il a remporté la moitié de ses 12 mises en jeu à sa première sortie officielle depuis une fracture de la main subie le 11 novembre lors d’une rencontre avec les Otters d’Erie; il avait cependant joué quelques parties préparatoires en marge de la compétition actuelle.

De la pression

À l’image de plusieurs athlètes étant à un autre niveau, McDavid a beaucoup de pression sur les épaules. Lui et le joueur de centre américain Jack Eichel attirent l’attention. Celui-ci est le seul pouvant écarter le patineur canadien du premier rang du prochain repêchage de la Ligue nationale en juin 2015.

«La grosse histoire du tournoi, c’est la bataille Eichel-McDavid. Et nous savons tous quel genre de joueur il est; les attentes à son égard sont élevées, a déclaré l’attaquant d’ÉCJ Robby Fabbri à propos de son coéquipier. Il s’est fixé des objectifs importants et lorsqu’il ne les atteint pas, il devient frustré.

«Quand il n’obtient pas le nombre de points désiré, il pense ne pas jouer comme il devrait, mais en fait, il est toujours excellent.»

Par ailleurs, Eric Comrie devait prendre la place de l’espoir du Canadien de Montréal Zachary Fucale devant le filet, samedi. Apparemment, il n’est pas aussi volubile que le porte-couleurs des Remparts de Québec auprès de ses partenaires.

«Eric peut parler beaucoup, mais parfois, Zachary est celui à qui il faut dire de se calmer un peu», a expliqué le défenseur Madison Bowey avec le sourire.

Le Canada pouvait aussi entamer la soirée avec confiance, ayant gagné ses 12 rendez-vous avec le club germanique dans l’histoire du Mondial junior. L’an dernier, il l’avait emporté 7-2.

«Ils aiment appliquer un bon échec-avant et ils font ce que la plupart des équipes européennes réalisent: coincer l’adversaire en zone neutre et créer des revirements, a précisé Groulx. Nous devons jouer notre match et amener de la vitesse en territoire central. C’est ce que nous avons fait contre la Slovaquie.»