Canadiens de Montréal

Beaulieu a rapidement changé son sort

Publié | Mis à jour

Le 24 novembre, le défenseur Nathan Beaulieu faisait ses valises pour Hamilton. Il n’y avait plus de place pour lui à Montréal après l’acquisition de Sergeï Gonchar et Bryan Allen.

À ce moment, on décrivait cet autre renvoi avec les Bulldogs de Hamilton comme un désaveu de la part de Marc Bergevin et des Canadiens.

Beaulieu a rapidement changé son sort. Un mois plus tard, il a retrouvé sa place dans le vestiaire du CH. Il a grimpé dans la hiérarchie de l’équipe à la ligne bleue, devançant pour l’instant les vétérans Mike Weaver et Allen.

Durant le dernier match contre les Islanders de New York, le choix de premier tour du CH en 2011 a terminé la rencontre au poste de quatrième défenseur aux côtés de Gonchar. Il a bénéficié d’un temps de jeu considérable de 17 min 40 s et affiché un dossier de +1.

«Je me battrai pour conserver mon poste, avait affirmé Beaulieu le 20 décembre. Il n’y aura rien pour m’arrêter, je veux rester ici. Je désire porter le chandail des Canadiens. C’est mon objectif de gagner un poste parmi les six premiers défenseurs de l’équipe. J’ai travaillé sur certains aspects de mon jeu depuis mon renvoi à Hamilton. Depuis mon retour à Montréal, je joue avec plus de confiance et d’aplomb.»

Toujours dans les plans

S’il était d’une humeur massacrante lors du passage du Journal de Montréal à Hamilton à la fin novembre, Beaulieu se retrouvait dans un autre état d’esprit à quelques jours du congé de Noël. Assis devant son casier, il a parlé pendant de longues minutes du chemin qu’il a parcouru au cours des dernières semaines.

«Le Tricolore n’a jamais arrêté de croire en moi, même quand l’équipe a décidé de me retourner à Hamilton, a rappelé Beaulieu. Avec un peu de recul, je peux dire que c’était une bonne chose pour moi de jouer quelques matchs avec les Bulldogs. J’avais besoin de regagner confiance. En ce moment, j’ai le sentiment que je joue mon meilleur hockey depuis mes premiers pas dans la Ligue nationale (LNH).»

«J’ai toujours su que je pouvais jouer dans la LNH, a-t-il poursuivi. Je n’ai pas baissé les bras quand l’équipe a fait l’acquisition de Gonchar et d’Allen. Je me suis dit que c’était pour être plus difficile, mais je n’ai pas peur des défis. On ne me donnera pas un poste, c’est à moi de le mériter. J’ai pris ça comme une motivation supplémentaire.»

Plus solide défensivement

Avant de partir pour Hamilton, Beaulieu a eu des discussions très franches avec Bergevin et Jean-Jacques Daigneault, l’un des adjoints de Michel Therrien. Il a visiblement écouté leurs conseils.

Après six parties avec les Bulldogs, l’Ontarien a repris le chemin de Montréal en raison des absences de Weaver et d'Allen.

Rappelé le 8 décembre de Hamilton, le numéro 28 a joué les six derniers matchs du Tricolore. Il n’a pas obtenu de point au cours de cette séquence, mais il a présenté un différentiel de +2.

«À mon retour à Montréal, après un court séjour à Hamilton, ce n’était pas une question de vie ou de mort pour moi, a dit Beaulieu. Mais il était temps que je démontre à l’organisation que je mérite un poste parmi cette brigade défensive.»

Sur le plan défensif, Beaulieu a gagné des points. À ses six derniers affrontements, il s’est retrouvé une seule fois sur la glace pour un but de l’équipe adverse. Il s’agit du meilleur rendement parmi les six défenseurs de l’équipe. Le CH a accordé seulement huit filets à ses six plus récentes sorties. À quatre reprises, Emelin était sur la patinoire pour des buts des rivaux. On comprend donc l’impatience récente de Therrien envers le Russe.

En congé depuis le match du 23 décembre à Long Island, les Canadiens reprendront l’entraînement samedi à Raleigh, en Caroline du Nord. Le CH jouera contre les Hurricanes lundi.