Hockey

À quoi doit-on s’attendre d’Équipe Canada junior?

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L’objectif d’Équipe Canada junior (ÉCJ) est bien connu: elle souhaite retrouver le chemin de la médaille d’or après une disette de cinq ans au Championnat du monde de hockey des moins de 20 ans.

Ce soir, à 20h au Centre Bell de Montréal, les Canadiens amorceront leur quête à l’occasion du premier de quatre matchs préliminaires face à la Slovaquie.

Ensuite, ils espèrent se rendre à Toronto pour les duels éliminatoires. Les quarts de finale seront disputés le 2 janvier.

Les protégés de Benoit Groulx ne tenteront pas seulement de triompher pour la première fois depuis 2009, à Ottawa, mais également de grimper sur le podium après deux ans d’absence, alors qu’ils ont fini quatrièmes chaque fois.

Voici un coup d’œil de ce qui attend les Canadiens à leurs quatre premiers affrontements.

Match #1

Vendredi contre la Slovaquie, 20 h

Les partisans canadiens n’ont pas eu l’impression pendant le camp d’entraînement et les parties hors-concours que leurs favoris allaient prendre leurs adversaires à la légère. Malgré tout, les Slovaques ne devraient pas s’avérer un défi de taille.

Depuis qu’ils ont gagné le bronze en 1999, les hockeyeurs de la Slovaquie n’ont pas vraiment brillé, ne se classant jamais mieux que quatrièmes en 2009. Lors des cinq dernières années, ils se sont retrouvés quatre fois huitièmes. En 2012, ils ont fait une exception avec une sixième position.

À l’image du plus récent tournoi, le pays d’Europe centrale sera mené par l’espoir du Canadien de Montréal Martin Reway, qui avait pris le cinquième rang des pointeurs en 2014 grâce à 10 points, dont quatre buts, en cinq matchs.

Après avoir passé deux saisons avec les Olympiques de Gatineau, dans la Ligue de hockey junior du Québec, sous la gouverne de Groulx, l’attaquant de 19 ans évolue maintenant en République thèque.

L’ailier Peter Cehlarik, choix de troisième tour des Bruins de Boston en 2013, sera également à surveiller.

L’année dernière lors du tour préliminaire, le Canada ne l’a pas eu facile contre la Slovaquie, l’emportant 5-3 grâce notamment à un doublé de l’attaquant Nic Petan.

Dans l’histoire de l’événement, la nation hôte présente une fiche de 8-0-1 face à ces rivaux. L’unique verdict nul (0-0) est survenu en 1999 lors du plus récent match d’ouverture que les Canadiens n’ont pas gagné.

Match #2

Samedi contre l’Allemagne, 20 h

Si vous ne pouvez pas regarder la rencontre en direct et que vous devez l’enregistrer, il y a de fortes chances que vous perdiez votre temps à sauter d’un but à l’autre du Canada.

Le dossier des joueurs à la feuille d’érable est de 12-0 face à l’Allemagne au Championnat du monde junior, menant 67-18 au chapitre des filets.

Samedi, le plus gros défi sera probablement de garder le rythme et de ne pas tomber dans le piège de la paresse contre une équipe qui n’aura aucune chance de contrôler le jeu dans son territoire.

Lors des trois derniers rendez-vous, les Canadiens ont dominé avec 21 buts contre six, l’emportant notamment 7-2 il y a un an.

Toutes les victoires aux dépens des Allemands ont été signées avec un écart d’au moins deux filets.

L’Allemagne aurait dû avoir la chance de pouvoir compter sur le retour de 13 athlètes de la formation précédente qui a fini neuvième, mais les Oilers d’Edmonton n’ont pas laissé l’attaquant Leon Draisaitl participer à la compétition.

Dominik Kahun, qui a mené les siens avec sept points en autant de parties en 2014, en sera à une troisième participation.

La formation allemande est dirigée par le Montréalais Pat Cortina. Il a occupé différents postes en Europe au cours des dernières années.

Match #3

Lundi contre la Finlande, 20 h

Enfin, une rencontre intéressante.

Le Canada détient une bonne fiche face à la Finlande, soit 22-8-6. Mais ce que les partisans et les sept membres d’ÉCJ qui sont de retour se rappellent, c’est cette défaite de 5-1 encaissée aux mains des Finlandais en demi-finale l’hiver dernier. Ceux-ci ont plus tard été couronnés.

Lors de ce match, Juuse Saros avait réalisé 23 arrêts, étant déjoué seulement part Jonathan Drouin en deuxième période. Un an plus tard, plusieurs experts soutiennent que Saros, qui appartient aux Predators de Nashville, est le meilleur gardien du tournoi.

Menés par l’entraîneur Brent Sutter, les Canadiens n’avaient pas été capables de percer la trappe des Finlandais, ne testant pas souvent Saros, qui est de retour en compagnie de six autres coéquipiers. Leur expérience jusqu’à la médaille d’or n’est pas à négliger.

Et c’est sans compter sur le fait que l’attaquant Kasperi Kapanen, sélectionné au premier tour par les Penguins de Pittsburgh en 2014, sera de la formation après avoir raté le dernier Mondial en raison d’une blessure.

Avant le revers en demi-finale à Malmo, en Suède, le Canada avait savouré huit victoires consécutives face aux champions en titre.

Les instructeurs d’ÉCJ espèrent certainement que la Slovaquie et l’Allemagne leur offriront un peu d’opposition afin d’être fin prêt pour les Finlandais.

Ce qui est déjà assuré, c’est que les hockeyeurs de la Finlande ne laisseront aucune chance aux Canadiens. Ce qui devrait s’avérer un bon test avant le traditionnel affrontement de la vielle du Jour de l’An face aux Américains.

Match #4

Mercredi contre les États-Unis, 16 h

De la façon dont les espoirs Connor McDavid et Jack Eichel ont été médiatisés, il serait peut-être préférable que les deux s’affrontent dans une compétition d’habiletés pendant quelques heures devant le Centre Bell.

Tout le monde sait qu’ils sont excellents. L’attaquant ontarien devrait être le premier choix au prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH), à Sunrise, en juin.

L’équipe suivante qui parlera pourrait fortement appeler le capitaine américain. Les deux joueurs, qui auront un impact immédiat dans le circuit Bettman, pourraient revenir au Mondial de 2016, à Helsinki, mais leur présence à Montréal et Toronto sera leur dernière à ce tournoi.

Les recruteurs de la LNH soutiennent que cet événement ne représente qu’une partie de l’évaluation de McDavid et Eichel.

Et c’est sans oublier la rivalité qui existe entre les deux formations juniors. Les Russes ne sont plus les ennemis jurés des Canadiens.

C’est maintenant les Américains, dont les joueurs ayant grandi sur la côte Est ont croisé le fer à plusieurs reprises avec leurs voisins du nord lors de tournois amateurs.

ÉCJ a un dossier de 33-7-3 face aux États-Unis. L’an dernier, le Canada l’avait emporté 3-2 à l’aide des buts de McDavid, Petan et Curtis Lazar, ainsi que 24 arrêts de Zachary Fucale.

Fait intéressant, les deux dernières fois que les Américains ont vaincu les Canadiens lors de cette compétition, ils ont ensuite remporté l’or.

En 2013, ils ont vaincu ÉCJ 5-1 en demi-finale et trois ans plus tôt, un but du défenseur John Carlson en prolongation en finale avait propulsé les siens sur la plus haute marche du podium.

Ces deux pays font figure de favoris pour être sacrés champions encore une fois cette année et ce quatrième match devrait déterminer qui terminera en tête du Groupe A et aura un adversaire plus faible en quart de finale.

Que demander de mieux qu’un duel entre Canada et États-Unis, entre McDavid et Eichel, à Montréal, la veille du Nouvel An?