Boxe

Pascal, le «Rocky noir»

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Jean Pascal ne lésine pas avec les comparaisons pour décrire son prochain combat contre le Russe Sergey Kovalev, prévu pour mars 2015 à Montréal.

«Je suis le Rocky noir, le Nord-Américain contre le "Tank russe", c’est comme cela que j’appelle Kovalev», a lancé Pascal en entrevue avec Paul Rivard à l’émission «Le Fanatik» sur TVA Sports, lundi.

«Il est un bulldozer; il ne court pas, ne se cache pas. Il va être devant moi à essayer de me mettre à terre.

«Ce sera le plus gros combat de l’histoire canadienne. Trois ceintures en jeu : WBA, WBO et IBF. Kovalev est considéré comme le boxeur de l’année 2014. Il est numéro 9 livre pour livre sur la planète Terre.»

Qu’on soit d’accord avec lui ou non, ce duel est objectivement d’une importance capitale pour la suite de la carrière du boxeur québécois – «le plus gros défi» de sa carrière, selon lui.

Dans cette optique, Pascal voue un grand respect à Kovalev, contrairement à son compatriote Adonis Stevenson qui détient la ceinture des mi-lourds du World Boxing Council (WBC). Stevenson pourrait être le prochain adversaire de l’ex-champion de 32 ans.

«J’amène les plus gros noms de la boxe au Québec. C’est facile de crier sur tous les toits "Je suis le meilleur", mais il faut le prouver. On ne peut pas clamer qu’on est le meilleur si on affronte des chauffeurs de taxi.

«Je dis les vraies choses. Je ne suis pas menteur. Kovalev est le roi de la division des mi-lourds, sur papier. Dans ma tête, je suis le roi, mais en théorie, ce titre lui revient pour l’instant, il faut que je l’admette. C’est important pour moi de lui offrir mon respect. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas meilleur que lui.»

Une victoire «collective»

Comme toujours, Pascal a fait appel au soutien de la foule dans sa quête de la victoire, mais aussi d’objectifs qui dépassent selon lui les honneurs individuels d’un tel résultat.

«Le mental est plus fort que le physique. Je fais faire toute une préparation et, avec l’appui de la foule au Centre Bell, nous – je dis bien nous - allons être capables de le vaincre.

«Mon but est de redonner les lettres de noblesses à la boxe québécoise, parce qu’il ne faut pas se le cacher : après les Canadiens de Montréal au hockey, la boxe est le deuxième sport dans la province.»

Voici le plan de Pascal pour son camp d’entraînement : «Je m’entraîne trois fois par semaine pendant les Fêtes et, à partir du 11 janvier, je vais mettre la gomme. Je vais commencer mon camp à Montréal, après quoi je vais me rendre à Las Vegas. Ma dernière phase aura lieu à Big Bear en Californie, comme Rocky.»

Bonne chance au Sylvester Stallone québécois.