Crédit : PIERRE-PAUL POULIN/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

Sénateurs

Sénateurs: trop de temps et d’espace

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Pas facile de jouer un deuxième match en autant de soirs. Spécialement lorsque vous affrontez une équipe rapide comme le Canadien de Montréal. Les Sénateurs d'Ottawa l'ont appris à leurs dépens, samedi.

«Cette formation est beaucoup trop talentueuse pour la laisser manoeuvrer comme nous l’avons fait. Nous leur avons donné beaucoup trop de temps et d’espace, a fait valoir Robin Lehner, déjoué quatre fois en 29 lancers dans une défaite de 4-1. Dommage, car nous avons bien joué et leur avons tenu tête une bonne partie de la rencontre.»

Manque de confiance

En effet, la troupe de Dave Cameron a été dans le coup jusque tard en troisième période. Elle aurait même pu amorcer le dernier engagement sur un pied d’égalité avec le Tricolore si Jean-Gabriel Pegeau était parvenu à déjouer Carey Price après s’être présenté seul devant lui.

«On n’a pas mal joué. Mais quand tu ne parviens pas à capitaliser sur tes occasions de marquer, ça finit par te rattraper. L’échappée de Pageau et les chances que j’ai manquées auraient pu donner une allure différente à la rencontre», a raconté Alex Chiasson, qui admet être victime d’une diminution d’assurance en lui-même dernièrement.

«Quand la confiance est haute, tu as l’impression de lancer dans un but de soccer. Mais lorsque la confiance est basse, c’est un peu plus difficile, a déclaré le Montréalais, auteur d’un seul but à ses 12 derniers matchs.

Punition coûteuse

Il a fallu le but de Tomas Plekanec, inscrit pendant que les Sénateurs purgeaient une pénalité pour avoir eu trop de joueurs sur la patinoire, pour véritablement mettre fin aux espoirs des visiteurs.

«Peu importe la raison, tu ne peux pas te permettre d’écoper une punition aussi tard dans la rencontre, surtout lorsque tu essaies de combler un retard», a indiqué Erik Condra, le seul marqueur des Sénateurs.

Si ce type de pénalité survient parfois à la suite d’un manque de communication ou de concentration, cette fois, ce ne fut pas le cas.

«On a joué de malchance. C’est coutumier d’embarquer un peu tôt sur la patinoire. Cette fois, il a fallu que la rondelle se retrouve près de notre banc», a expliqué Cameron, l’entraîneur des Sénateurs.