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Un rôle différent pour Desharnais

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Avec Alex Galchenyuk au centre de Max Pacioretty et Brendan Gallagher au sein du premier trio du Canadien de Montréal, David Desharnais a chuté dans la hiérarchie de l’équipe.

À 28 ans, Desharnais a assez d’expérience pour ne pas trop paniquer et il comprend parfaitement la réalité d’un marché endiablé comme Montréal.

Après un seul match, plusieurs partisans parlaient sur les médias sociaux de la naissance d’un premier véritable trio pour le Canadien. Un trio sans le petit numéro 51.

«Même si je me retrouve au sein d’un troisième trio maintenant, je peux apporter un rôle différent à l’équipe, a expliqué Desharnais. Je sais que Chucky [Galchenyuk] est un joueur exceptionnel et il peut faire un bon boulot au centre. En ne jouant pas avec Max, je devrai me trouver un autre rôle.»

«J’ai réussi à gravir les échelons dans la LNH [Ligue nationale de hockey] jusqu’à obtenir une place au sein d’un premier trio, a-t-il poursuivi. Je ne commencerai certainement pas à baisser les bras. Je peux faire plusieurs choses sur la glace et je suis encore utile pour cette équipe.»

Il faut plus qu’un trio

Assis bien calmement devant son casier dans le vestiaire du CH, Desharnais a rappelé une règle d’or.

«Dans la LNH, tu ne peux pas miser juste sur un trio, a-t-il dit. Pour gagner, tu as besoin de trois ou quatre bons trios. Je sais que je peux aider l’équipe avec Parenteau et Bournival. On est une équipe. Quand je jouais au sein du premier trio, nous ne transportions pas l’équipe tous les soirs sur nos épaules. Le hockey restera toujours un jeu collectif. Je continuerai d’aider l’équipe même si je me retrouve comme troisième centre et avec moins de présences en avantage numérique.»

Le Québécois a dressé un bilan assez modeste de ses débuts avec Pierre-Alexandre Parenteau et Michaël Bournival.

«J’ai aimé notre première période, mais un peu moins le reste du match. C’était une première expérience avec Michaël et P-A, nous devrons apprendre à mieux nous connaître.»

«Quand tu te retrouves avec de nouveaux partenaires, c’est important de simplifier ton jeu, a-t-il poursuivi. Avec Pacioretty, je pouvais me servir de mes instincts. Je savais où il se retrouvait sur la glace. Avec de nouveaux coéquipiers, il y a une période de transition. C’est juste logique.»

Sur la troisième vague

Depuis le début de la saison, Desharnais a toujours fait partie des plans de Michel Therrien en supériorité numérique. Il vient au quatrième rang de l’équipe avec une utilisation moyenne de 2 min 17 s par rencontre. Chez les attaquants, seul Pacioretty (2:25) le devance.

Cette statistique pourrait changer rapidement. À l’entraînement, Desharnais se retrouvait sur la troisième vague en supériorité numérique. Il devrait donc moins souvent fouler la glace à cinq contre quatre.

Galchenyuk pivotait la première unité avec Pacioretty et Gallagher, alors que Tomas Plekanec était au centre de la deuxième vague avec Sven Andrighetto et Jiri Sekac.