Canadiens de Montréal

George Gillett ne peut retenir ses larmes

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«Je n’ai rencontré que deux personnes avec autant de dignité et de classe. Il était l’une d’elles.»

C’est un George Gillett ému et attristé qui s’est rendu au Centre Bell, dimanche, pour rendre un dernier hommage à l’ancien capitaine des Canadiens de Montréal, Jean Béliveau, un ami proche de la famille.

«Je voulais arriver hier [samedi], mais j’ai passé la journée dans un aéroport de Chicago parce que les deux avions que je devais prendre sont tombés en panne», a raconté l’ex-propriétaire du Club de hockey Canadien.

«La famille sait comment nous nous sentons. Mme Gillett, Foster et moi avons été très choyés [de l’avoir connu]. Jean Béliveau était notre mentor. »

«Un être très spécial»

C’est avec les yeux vitreux et le trémolo dans la voix que Gillett, qui a été propriétaire des Canadiens de janvier 2001 à décembre 2009, a parlé d’un homme humble et attentionné.

L’homme de 76 ans dit avoir connu M. Béliveau intimement pendant les années qu’il était à Montréal.

«Il était un être très spécial pour nous et je sais à quel point les partisans des Canadiens à travers le monde l’aimaient. Quel gentilhomme il était, a-t-il laissé entendre.

«De toutes les années qu’il a aidé notre famille, je ne l’ai jamais entendu vanter ses propres exploits ou la brillante carrière qu’il a connue.  Il était toujours prêt à nous aider.»

Un message aux partisans

Gillett reconnait que les performances des Canadiens n’étaient pas toujours à la hauteur lors de son règne. Il dit avoir apprécié les conseils de M. Béliveau dans les moments difficiles.

«Nous avons commis plusieurs erreurs. Il nous a aidé.»

L’Américain a aussi tenu à remercier les partisans de leur soutien pendant les huit années qu’il a été propriétaire du Tricolore avant de revendre l’équipe à la famille Molson, à qui il l’avait acheté pour la somme de 185 millions $.

«Je veux vous remercier du soutien que vous avez offert à ma famille et moi. Nous remercions aussi la famille Béliveau, parce que M. et Mme Béliveau représentent des êtres chers pour nous.»

Gillett, qui réside au Colorado, a partagé une anecdote intéressante concernant son passage à Montréal. Il dit avoir été incapable de maîtriser le français parce qu’il est dyslexique.

«Je ne peux apprendre une langue étrangère. Je peux dire quelques mots, mais ce n’est rien d’impressionnant», a-t-il lancé à la blague.

«Les gens se demandent pourquoi je n’ai pas appris à parler français. J’ai fait quatre ans de français au collégial et j’ai passé avec la note D. Je n’étais pas un très bon étudiant!»