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Canadiens de Montréal

Une place dans le nouvel amphithéâtre pour Jean Béliveau

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La Ville de Québec va honorer la mémoire du «gentleman» Jean Béliveau en lui rendant hommage dans le nouvel amphithéâtre en construction.

De Belgique où il est en mission, le maire de Québec n’a pas hésité longtemps avant de s’engager à souligner l’héritage de cette légende du hockey qui a joué pour les Citadelles et les As, au début des années 1950.

«On va finir de construire l’amphithéâtre, mais il n’y a pas de doute qu’on va honorer ce grand homme-là dans l’amphithéâtre ou aux alentours de l’amphithéâtre. On va lui faire une grande place», a dit Régis Labeaume, ajoutant que le drapeau de la ville sera en berne lors des funérailles.

Il ne sait pas encore quelle forme prendra cet hommage au «Gros Bill» qui a été l’une des vedettes marquantes du Colisée de Québec.

«Bonté incarnée»

Le maire n’a pas été insensible à la proposition de l’historien Jean-Marie Lebel qui a invité la ville à faire un clin d’oeil à M. Béliveau dans l’édifice en construction, situé à un jet de pierre du Colisée dont l’inauguration en 1949 coïncidait avec l’arrivée du célèbre joueur chez les Citadelles Juniors.

«C’était la grande vedette. Il était une idole», a dit M. Labeaume, qui a souligné «la bonté incarnée» de M. Béliveau.

Le maire de Québec a noté «l’élégance» de celui qui a gravé son nom à 10 reprises sur la coupe Stanley. M. Labeaume l’a rencontré à deux reprises, dont en 2008 lorsque l’ancien joueur du Canadien a reçu un doctorat honorifique de l’Université Laval.

«Il a agi comme un typique gentlemen. Je voulais lui parler de hockey et lui me parlait de politique», a-t-il dit.

Joueurs marquants

Selon l’historien Jean-Marie Lebel, il faudra profiter du décès de l’ex-capitaine du Canadien pour lancer une réflexion sur le moyen de saluer la mémoire des grands patineurs qui ont marqué le hockey dans la capitale. Il place évidemment Béliveau au milieu d’un trio qu’il a identifié... et qui comprend jusqu’à quatre joueurs.

«Joe Malone, Jean Béliveau, Guy Lafleur et, jusqu’à une certaine façon, Peter Stastny», suggère l’historien.

«Avec ces quatre joueurs, ça nous permettrait de couvrir plus d’un siècle de hockey à Québec», croit Lebel, qui évoque le passage marquant de Jean Béliveau.