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Canadiens de Montréal

«Jean voulait s’en aller» - sa soeur Bernadette

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C’était un secret de Polichinelle que les jours de Jean Béliveau étaient comptés.

Même le principal intéressé en était conscient. La légende du Tricolore en avait assez de souffrir.

«Jean a longtemps été malade et il voulait s’en aller. Lorsqu’il le disait, le médecin, pour l’encourager, lui disait de ne pas dire de telles choses, qu’il était fort», a confié Bernadette Malouin, sa soeur.

Dans les derniers temps, lorsque le téléphone sonnait chez Mme Malouin, celle-ci s’attendait à recevoir le verdict fatidique.

«On savait que ce n’était qu’une question de temps, que ça arriverait d’une journée à l’autre. Finalement, un de mes frères m’a appelé, hier (mardi) soir, vers 22 h 45, afin de m’annoncer que Jean était décédé. Il n’y a rien de certain, mais son service pourrait avoir lieu samedi.»

À la radio

Secouée par le décès du «Gros Bill», Mme Malouin, fidèle à ses habitudes, est sortie du lit tôt, mercredi matin.

«Je vis seule et je n’aime pas le silence dans la maison. Lorsque j’ai allumé la radio, j’ai écouté Paul Arcand, de 6 h à 10 h. Plusieurs personnes ont rendu hommage à Jean et ce fut très émouvant.

«Ils n’ont parlé que de ça. Leurs paroles étaient très belles et j’avoue que, malgré tout, ce fut difficile de rester à l’antenne pendant quatre heures. En bout de ligne, ce fut de très beaux témoignages.»

Mme Malouin s’est rappelé du temps lorsque Jean a été retenu à la maison par son père.

«Il n’avait que 17 ou 18 ans et certaines équipes le convoitaient. Lorsqu’il a atteint l’âge de la maturité, à 21 ans, il a décidé de se joindre au Canadien. On connaît la suite.»