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Canadiens de Montréal

Béliveau «pensait qu'il remontait la pente»

Agence QMI / Pierre-Olivier Fortin

Publié | Mis à jour

Encore quelques jours avant son décès, Jean Béliveau «pensait qu’il remontait la pente», raconte son ami ex-coéquipier du temps des As de Québec, Fernand Houle.

Mais il était difficile pour ses proches de savoir réellement ce qui en était de son état de santé. «Il ne parlait jamais de lui, il ne se plaignait pas beaucoup» et disait tout au plus, parfois que «ça va plus tranquillement». M. Houle a donc eu tout un choc en apprenant son décès puisqu’il était convaincu que «ça allait bien», malgré la pneumonie qui l’affaiblissait.

L’homme rendait différents services à M. Béliveau, qui lui demandait parfois «de le représenter» à Québec lorsqu’il ne pouvait pas s’y rendre. Le grand joueur aura été très actif pratiquement jusqu’à la fin de sa vie.

«Allez jusqu’à pas longtemps, il sortait quasiment tous les jours», témoigne son ami.

Encore récemment, il est venu faire son tour dans la capitale pour assister aux funérailles d’un proche.

M. Houle lui avait aussi rendu visite à domicile de Longueuil accompagné de son petit-fils. Dans leurs dernières conversations, les deux s’informaient évidemment de leurs états de santé et prenaient des nouvelles de leurs anciens coéquipiers.

Béliveau avait déjà qualifié ses cinq années passées à Québec d’«extraordinaires». M. Houle se souvient très bien que lorsque Jean Béliveau «jouait à Québec, y’avait pas une place de libre dans le Colisée! On jouait à guichet fermé, ce qui était assez rare» autrement.

L’ex-hockeyeur a joué avec et contre Jean Béliveau, qui a passé cinq saisons à Québec avec les Citadelles et les As. Fernand Houle assure qu’il préférait de loin l’avoir dans son équipe. C’est que Béliveau avait un coup de patin rapide et maniait habilement la rondelle avec ses longs bras, se souvient-il. «Contre lui, c’était difficile de l’arrêter!» Son jeu était très constant et c’est entre autres pour cette raison qu’il a «réussi tant de grandes choses dans le monde du hockey», estime son ex-coéquipier.

Humainement, l’homme était humble, respecté de ses collègues «parce qu’il le méritait», et était «très généreux de sa personne», assure M. Houle.

M. Houle croit qu’il «serait important» de nommer un endroit en son honneur à Québec.