Canadiens de Montréal

«Fier d'être Québécois plus que jamais» - Demers

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«Aujourd'hui, je suis plus que jamais fier d'être Québécois.»

Tels ont été les mots de Jacques Demers, ancien entraîneur-chef des Canadiens de Montréal, gagnant de la coupe Stanley en 1993, au sujet de Jean Béliveau, décédé mardi soir.

Le sénateur s'est souvenu de la légende du CH comme le «capitaine des Québécois», en entrevue à LCN.

«Savez-vous, tellement de questions se posent quand quelqu'un décède, mais c'est tellement facile de répondre en ce qui concerne Jean Béliveau», a déclaré Demers sur les ondes de LCN, au lendemain de la mort du «Gros Bill».

«C'est la première fois que j'entends des gens dire que c'était un homme parfait. Y faut le faire. Je n'ai jamais entendu ça de ma vie, mais vous avez raison de le dire.»

Appelez-le Jean

Béliveau a eu un rôle à jouer quand Demers est devenu entraîneur-chef de la Sainte-Flanelle, en 1992.

«Un mois et demi après mon embauche, monsieur Béliveau m'a fait venir dans son bureau. J'étais timide et gêné même si j'avais été entraîneur des Blues de St. Louis et des Red Wings de Detroit auparavant.

«Il me dit : "Bienvenue chez nous", de raconter Demers. Woh! Pensez-vous que ça ne relaxe pas un homme? J'ai appris que c'était simple. Il me disait qu'il était toujours disponible pour moi.

«Quand j'ai quitté le bureau, j'ai dit : "Merci, M. Béliveau." Il m'a répondu : "Moi, c'est Jean."»

Plus grand que nature

L'impact de Béliveau dans la vie de Demers ne s'est pas arrêté là. L'ancienne gloire des Canadiens a été important pour l'entraîneur sur la scène internationale.

«Chaque quatre ans, en Israël, il y a les Jeux Maccabi. En 1997, j'étais entraîneur de l'équipe de hockey du Canada et monsieur Béliveau était chef de mission.

«Vous auriez dû voir quand il était là-bas. On était en Israël, mais même s'il y avait présidents et autres grands politiciens, on ne voulait que voir Jean Béliveau.»

C'était lui, le «Gros Bill». Un homme accessible, que tous auront respecté jusqu'au bout et respecteront pour de longues années encore.

«Il aurait été tout un sénateur, parce que tout le monde l'aurait écouté!» a rigolé Demers.