Canadiens de Montréal

Béliveau ou aider son prochain

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Président des Canadiens de Montréal de 1982 à 1999, Ronald Corey a abondamment travaillé avec Jean Béliveau de son vivant.

La défunte légende a été le vice-président des affaires sociales du CH après sa carrière de joueur. Un titre absolument adéquat pour le «Gros Bill», qui était même parfois trop social, si on se fie à Corey.

«J’ai travaillé avec lui pendant 18 ans. Tout le monde voulait avoir Jean Béliveau, partout au Québec, au Canada et aux États-Unis», s’est remémoré Corey en entrevue avec Mario Dumont à LCN, mercredi.

«Ça n'arrêtait pas. À un moment donné on lui a dit : "Jean, il va falloir que tu apprennes à dire non."»

Aider les gens, leur parler, c’était tout simplement dans la nature de Béliveau.

«Il a toujours été très près du public et des anciens joueurs, a dit Corey. Tout le monde le voulait dans les cérémonies. Il s’est donné à 100% là-dedans.

«Il était toujours prêt à aider les gens et  je n’ai jamais entendu un seul mauvais mot de sa part contre qui que ce soit.

«Tout le monde doit regarder Jean Béliveau et suivre son exemple. C’était un homme d’une droiture remarquable.»

Tout comme Guy Lafleur, Corey a été parmi les derniers à visiter le numéro 4 dans les jours précédant sa mort.

«Je l’ai visité à plusieurs reprises pendant qu’il était malade. Je l’ai vu il y a 10 jours. Il savait qu’il était sur la fin et disait qu’il était malade depuis 8 ans.»