Canadiens de Montréal

Béliveau et Koivu liés à jamais

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Hormis les coéquipiers de Jean Béliveau pendant sa carrière, peu de joueurs des Canadiens de Montréal, qu’ils proviennent du passé ou du présent, partagent autant de points en commun avec le numéro 4 que Saku Koivu.

Koivu a été capitaine des Canadiens aussi longtemps que Béliveau, occupant ces fonctions pendant 10 ans et accompagnant la légende dans les livres d’histoire en tant que joueurs ayant porté le «C» le plus longtemps avec l’organisation

Mais il n’y a pas que cela...

«J’avais entendu dans les dernières semaines qu’il n’allait pas bien et, même si on l’attendait, c’est un choc d’apprendre sa mort, a commenté Koivu à TVA Sports, en provenance de la Californie au lendemain de la mort de Béliveau.

«Avoir été le capitaine aussi longtemps que Béliveau est une leçon d’humilité. Je réalise encore plus l’honneur que cela représente, surtout maintenant que je suis à la retraite. Notre relation dépassait le hockey, quand on pense aux cancers que nous avons tous deux combattus.»

Le soutien de Béliveau

La carrière de Koivu ne comprend évidemment pas 10 triomphes de la coupe Stanley comme Béliveau. Le mandat du premier capitaine européen de l’histoire du Tricolore a été marqué par plus de mauvaises saisons que de bonnes, mais Béliveau était là pour encourager Koivu à donner le meilleur de lui-même pour la Sainte-Flanelle, quoi qu’il arrive.

«Quand je suis devenu capitaine, à 24 ans seulement, il a eu un effet calmant sur moi. Il s’asseyait avec moi et me disait : "Ne t’inquiète pas, tout va bien aller. Tes coéquipiers t’ont choisi pour ce que tu es, alors reste toi-même."

«Quand les choses n’allaient pas très bien pour nous, il me soutenait. Quand nous le voyions entrer dans le vestiaire ou marcher dans les gradins à Montréal, tout s’arrêtait. Pour moi, il était le hockeyeur parfait sur la glace et à l’extérieur. J’ai eu l’honneur de le rencontrer et de recevoir ses conseils, qui m’ont aidé dans ma carrière.

«Parfois, tu ressens la pression de faire partie d’une équipe gagnante, particulièrement chez les Canadiens, mais nous sentions que les légendes nous poussaient à faire de notre mieux pour l’organisation. Nous jouions mieux à cause du patrimoine montréalais en hockey et des 24 coupes Stanley derrière nous, dont 10 lui appartiennent.»

Certes, Jean Béliveau nous quitte. Mais les histoires de joueurs comme Koivu, visage des Canadiens pendant des années, athlète hors pair qui a vaincu le cancer comme son prédécesseur, contribuent à honorer la mémoire d’une légende. Celle-ci vivra dans l’esprit et le cœur des partisans pendant de longues années encore.