Canadiens de Montréal

«Un impact immédiat» pour Gonchar

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Malgré ses 40 ans, Sergei Gonchar peut encore s’émerveiller. Après le match, il regardait un peu partout dans le vestiaire, pointant même du doigt les photos des légendes du Canadien.

«Je l’ai dit le jour de la transaction, c’était une décision facile pour moi d’accepter cet échange, a rappelé Gonchar. Le Canadien est l’une des franchises les plus connues du hockey et je voulais en faire partie.»

«J’ai joué souvent à Montréal depuis mes débuts dans la LNH, mais c’était vraiment spécial de porter ce chandail pour une première fois.»

Gonchar n’a pas raté ses débuts avec sa nouvelle équipe. Utilisé avec Tom Gilbert en début de rencontre et avec Alexei Emelin à partir de la deuxième période, le Russe a terminé le match avec un temps de jeu de 20 min 08 s.

À ses trois uniques matchs cette saison à Dallas, il n’avait jamais passé plus de 14 minutes sur la glace.

«Je ne suis pas trop fatigué, a dit le numéro 55 avec le sourire. Tu espères toujours jouer le plus possible, mais je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je ne pensais pas jouer 20 minutes, je m’attendais à vivre une période de transition plus lente. J’étais content de gagner rapidement la confiance de Michel.»

Plus menaçant

Le Tricolore a freiné à dix matchs sa période de sécheresse en avantage numérique. En troisième période, Jiri Sekac a profité d’une belle passe de Nathan Beaulieu pour déjouer Niklas Svedberg.

Avant ce but de l’ailier recrue, le Canadien avait généré plusieurs chances de marquer à ses quatre premières occasions en supériorité numérique. L’arrivée de Gonchar a redonné une énergie nouvelle à la première vague.

Michel Therrien a utilisé deux gauchers, Gonchar et Andrei Markov, à la pointe. Sur la deuxième unité, Therrien faisait confiance à deux droitiers en P.K. Subban et Tom Gilbert.

«Plusieurs personnes croient qu’il s’agit juste d’un petit détail, mais ça fait toute une différence quand les deux joueurs à la pointe tirent du même côté, a affirmé Max Pacioretty. Tu deviens beaucoup plus dangereux avec les tirs sur réception. J’ai vraiment aimé jouer avec Markov et Gonchar.»

Lars Eller, qui a encore connu un très bon match, a tenu un discours très élogieux à l’endroit de Gonchar.

«Il est tellement calme avec la rondelle, a expliqué Eller. Je savais qu’il bougeait bien la rondelle et je l’ai constaté ce soir. Il a eu un impact immédiat sur l’équipe. Il ne ressemblait pas à un défenseur qui n’avait joué que trois matchs avec les Stars. Il sera très bon pour nous.»

Sept défenseurs

Dans un autre coin du vestiaire, Nathan Beaulieu a parlé de ses talents de boxeur.

«Je ne suis pas ici pour cette raison, mais je n’ai jamais eu peur de me battre, a affirmé Beaulieu. Matt Fraser cherchait possiblement à réveiller ses coéquipiers.»

Fraser n’a absolument pas procuré une dose d’énergie à son équipe. L’ailier des Bruins a pris le chemin du vestiaire après son combat. Il a reçu un direct de la main droite de Beaulieu au visage.

Avec l’arrivée de Gonchar, le CH a utilisé sept défenseurs. Drayson Bowman a regardé le match de la passerelle de presse. En début de rencontre, Beaulieu a joué à l’aile gauche en compagnie de Manny Malhotra et de Dale Weise.

«Je n’avais pas joué à l’aile depuis le Championnat du monde junior en 2012 avec l’équipe canadienne, a raconté le numéro 28. J’avais remplacé Devante Smith-Pelly qui s’était blessé lors d’un match. Ce n’est pas trop compliqué de jouer à l’aile, je suis quand même un gars offensif. Je devais juste étudier rapidement notre système de jeu pour un attaquant.»