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Burns : les années montréalaises

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Pat Burns a gagné la coupe Stanley avec les Devils du New Jersey vers la fin de sa carrière d’entraîneur-chef dans la LNH, mais ce sont les Canadiens de Montréal qui ont donné au petit gars de St-Henri sa première chance dans la grande ligue.

À quelques jours de son intronisation au Temple de la renommée du hockey à titre posthume, il fait bon se souvenir le grand homme qu’a été Burns à la barre du Tricolore.

«Je me faisais répéter chaque année que Burns était le meilleur instructeur dans la LHJMQ, s’est souvenu Serge Savard, directeur général du CH à l’époque. Une année, j’ai dit : "Engageons-le."»

C’est ainsi qu’a commencé, en 1988, le périple de Burns vers le triomphe ultime. Voici, avec les souvenirs de Savard, les témoignages d’anciens joueurs qu’il  a dirigés.

Patrice Brisebois

«Il aurait pris n’importe quel chemin pour faire gagner son équipe. Il était un entraîneur extrêmement intimidant, mais très juste. Il demandait beaucoup à ses joueurs. Des fois, il venait nous voir avant l’entraînement et nous disait : "Tu sais que ton poste n’est pas assuré, alors continue de travailler fort. " Il avait de la passion, il voulait que son équipe soit prête.

«Merci beaucoup de m’avoir donné ma première chance, Pat.»

Éric Desjardins

«Il savait comment faire passer son message. Très exigeant, personne n’avait de passe-droit. Chaque match et chaque entraînement, il demandait le meilleur de ses joueurs. Quand on était inséré dans la formation pour un match, c’était un bonus. Sans être toujours intimidant, il savait comment mettre son poing sur la table. Il a fait de moi un autre joueur pendant ses quatre années à Montréal.»

Jean-Jacques Daigneault

«Il avait toujours l’air d’avoir une dure carapace. J’avais reçu une rondelle à un œil dans un match. J’étais censé rester une semaine à l’hôpital. Finalement, j’ai décidé de revenir au Forum pour la fin du match. Il m’attendait là-bas, il m’avait forcé de retourner à l’hôpital.

Serge Savard

«Chaque place où il est allé a été un grand motivateur. C’était difficile de l’ouvrir et de jaser avec lui. Il allait prendre une bière dans son coin tout seul. Il aimait réfléchir. Fallait aller le chercher.

PAT BURNS À MONTRÉAL

174 victoires, 104 défaites, 42 nulles
Finale de la coupe Stanley en 1989
Trophée Jack Adams en 1989