Canadiens

Weise sur le premier trio

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Dans l’espoir de secouer son attaque, anémique durant le périple de trois rencontres dans l’Ouest canadien, Michel Therrien a brassé sa soupe.

En fait, il serait plus juste de dire que l’entraîneur du Canadien de Montréal a utilisé la même recette que lors de la troisième période du match contre les Canucks de Vancouver, jeudi.

Sur la glace du Complexe sportif de Brossard, au lendemain de ce retour de Vancouver, samedi, Dale Weise se trouvait toujours à la droite de Max Pacioretty et de David Desharnais.

En marquant les deux fois du Canadien jeudi soir, cette unité a permis à Therrien de passer pour un génie.

«On a fait trois présences ensemble lors du dernier match et on a marqué deux buts, a rappelé Weise, en rigolant. Ceci dit, ça ne change pas ma façon de jouer. Mon objectif demeure de récupérer la rondelle, de la leur remettre le plus souvent possible et foncer au filet.»

C’est justement cette fougue qui a incité Therrien à offrir une promotion au Manitobain.

«Dale est un bon patineur. Il doit jouer avec beaucoup d’intensité. Cette intensité crée de l’espace pour ses coéquipiers», a dit Therrien.

Une autre audition

Alex Galchenyuk patrouillait à nouveau le centre d’un trio complété par Rene Bourque et Brendan Gallagher.

Une autre audition au centre pour l’Américain qui avait occupé ce poste lors du camp d’entraînement?

«Je ne pense jamais à cela. J’ignore combien de fois j’aurai à répondre à cette question. Et je suis sérieux. Je me contente de jouer, c’est tout», a soutenu Galchenyuk, la casquette profondément vissée sur la tête.

Lars Eller, Tomas Plekanec et Pierre-Alexandre Parenteau de même que Travis Moen, Manny Malhotra et Brandon Prust formaient les deux autres unités.

Mystère danois sur l’attaque massive

Au cours de son point de presse, le vétéran pilote a plusieurs fois répété qu’il ignorait encore si ces trios survivraient jusqu’au début du prochain duel, dimanche, face aux Flames de Calgary.

Therrien a particulièrement insisté là-dessus lorsqu’une consoeur lui a demandé d’expliquer de quelle façon Eller allait aider l’attaque massive à débloquer.

«Vous allez voir demain [dimanche] s’il jouera sur l’avantage numérique. Ce n’était qu’un entraînement, a d’abord lancé Therrien.

Or, au cours de cet entraînement, le Danois se concentrait à occuper l’enclave pendant que Galchenyuk, Gallagher, Nathan Beaulieu et Tom Gilbert faisaient circuler la rondelle sur la deuxième vague.

«Je n’ai jamais dit qu’il allait jouer sur l’avantage numérique, non plus. Ce n’était qu’un exercice», a-t-il ajouté.

Quant à elle, la première unité était composée de Parenteau, Desharnais, Pacioretty, Andrei Markov et P.K. Subban.

Inutile de rappeler que le rendement du Tricolore en supériorité numérique est pitoyable depuis le début de la saison. Il n’a enregistré que trois buts en 32 avantages numériques. Une chose qui ne s’est pas produite au cours des cinq dernières rencontres.

Par ailleurs, le défenseur Alexei Emelin était à l’entraînement, lui qui a été solidement été frappé à la tête par Alexandre Burrows, des Canucks.

Le Russe avait été sonné et avait provisoirement quitté la rencontre avant de revenir en troisième période. Burrows a été suspendu trois matchs pour son geste.

Therrien brasse les cartes - TVA Sports