LNH

Raphael Diaz attend son tour

AGENCE QMI / André Cyr

Publié | Mis à jour

Les choses changent vite parfois. Raphael Diaz peut nous en parler.

Il n’y a pas si longtemps, on espérait le voir devenir un des piliers de la défense du Canadien de Montréal. Il se bat maintenant pour un poste avec les Flames de Calgary.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Diaz en a parcouru du chemin depuis que le Canadien s’est départi de ses services au bout de 46 matchs l’an dernier.

Échangé aux Canucks le 3 février en retour de Dale Weise, Diaz n’aura joué que six matchs à Vancouver avant de prendre le chemin de New York en retour d’un lointain choix des Rangers au repêchage de 2015.

Sans contrat au terme de la dernière saison, Diaz a été invité au camp des Flames. Il a assez bien fait pour se voir offrir un contrat d’un an d’une valeur de 700 000$.

C’est donc avec une quatrième équipe en à peine huit mois que le défenseur de 28 ans tente de se démarquer.

Jusqu’ici, Diaz joue un rôle de second violon chez les Flames au sein d’une brigade défensive pas piquée des vers où on retrouve les T.J. Brodie, Mark Giordano, Kris Russell, Dennis Wideman, Ladislav Smid et Deryk Engelland.

Adaptation

Après avoir pris part à quatre des sept premiers matchs de l’équipe (tous à l’étranger), Diaz a été laissé de côté par son entraîneur Bob Hartley au cours des trois derniers.

Il n’a donc pas encore disputé un seul match devant ses nouveaux partisans. S’il joue les réservistes, Diaz croit toujours avoir sa place dans la Ligue nationale de hockey.

«Malgré tous les bouleversements survenus l’an dernier, j’ai quand même pris part à 63 matchs dans la Ligue nationale [il a amassé deux buts, 13 aides et conservé un différentiel de -2] en plus de participer aux Jeux olympiques», dit-il.

«Et cette saison, ça n’a pas été trop mal quand on m’a utilisé, même si je dois admettre que j’aurais pu en donner plus offensivement [il n’a aucun point].

«Mais non, je ne m’inquiète pas du tout. Nous n’en sommes qu’au tout début de la saison après tout, et j’en suis encore à ma période d’adaptation avec les Flames.

«Ça prend toujours un certain temps avant de savoir comment vos coéquipiers vont se comporter sur la glace, notamment en situation de supériorité numérique par exemple...

«Tout ce que j’ai à faire, c’est de continuer à travailler fort aux entraînements pour être prêt quand on fera appel à mes services...»

Bon départ

Les Flames connaissent un début de saison décent comme en fait foi leur fiche de 5-4-1 (avant le match contre le Canadien).

S’ils réussissent à maintenir ce rythme, ils batailleront pour une place en séries, eux qui en ont été écartés depuis la saison 2008-2009. Diaz ne se dit nullement surpris par le rendement de l’équipe.

«C’est le genre de départ que nous voulions connaître, dit-il. Comme on le dit si bien, les points mis en banque au début de la saison sont aussi bons que ceux que vous devez arracher quand vous vous battez pour une place en séries.

«Le succès, c’est contagieux; les joueurs prennent goût à la victoire et ils en veulent toujours plus. L’important pour nous, ce sera de tenter de garder le rythme.

«Ça fait peut-être un brin cliché de dire ça, mais il faudra que chacun de nos joueurs donne tout ce qu’il a, présence sur la glace après présence sur la glace, match après match...»

À sa quatrième saison dans la LNH, Diaz a disputé 145 matchs en saison régulière, au cours desquels il a amassé six buts et 39 aides.

Diaz conserve de très bons souvenirs de Montréal. «J’aime la ville et je serai toujours reconnaissant au Canadien de m’avoir donné la chance de jouer dans la Ligue nationale. J’ai passé de très belles années à Montréal et ce que j’y ai appris me servira tout au long de ma carrière.»

Diaz garde d’ailleurs le contact avec quelques-uns de ses anciens coéquipiers. «Entre autres, j’échange des textos avec Tomas Plekanec à l’occasion», dit-il.