Série mondiale 2014

Le double-jeu qui a fouetté les Giants?

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Si les Giants de San Francisco parviennent à remporter leur troisième Série mondiale en cinq ans, il faudra se souvenir de la sixième manche du quatrième match de la confrontation face aux Royals de Kansas City, samedi.

Ceux-ci venaient tout juste de flamber une priorité de 4-2 en concédant deux points à la cinquième reprise, mais ils étaient en bonne position de créer l’impasse. En effet, le voltigeur de centre Jarrod Dyson a amorcé le début de la sixième avec un simple aux dépens du releveur Yusmeiro Petit.

Avec le lanceur qui aurait normalement été le frappeur suivant, le gérant des visiteurs, Ned Yost, a laissé Nori Aoki au bâton avec une chance d’obtenir ce qu’il souhaite le plus: une avance au terme des six premières manches. En raison de l’efficacité de l’enclos des Royals, il aurait été difficile pour les Giants de combler un autre retard.

Or, malgré la vitesse de Dyson au premier coussin, aucun vol de but n’a été tenté et le frappeur s’est compromis dans un double-jeu en s’élançant sur le deuxième tir de sa présence. Le reste de l’histoire appartient aux favoris de la foule, qui ont poursuivi leur explosion offensive, en route vers un gain de 11-4.

«Ce fut un gros changement de rythme, a commenté le joueur de deuxième but Joe Panik au site MLB.com. Ils avaient de la rapidité sur les sentiers et grâce à Brandon Belt (qui a entamé le double-retrait 3-6-3), on a réalisé un jeu important.»

Une décision discutable

Certains gérants d’estrade ont critiqué la décision des Royals de ne pas y aller avec un amorti afin de pousser le coureur au deuxième coussin. Yost est d’un autre avis.

«Je crois que Nori a bien fait en attaque dernièrement. J’y aurais été avec cette stratégie lorsqu'Alcides Escobar (qui se trouvait au cercle d’attente à la place du lanceur) se serait présenté au bâton. Je ne jouais pas pour un seul point ici; j’en voulais deux, a-t-il déclaré. Nori peut cogner la balle n’importe où et c’est ce que je souhaitais voir. Malheureusement, il a envoyé le tir directement au premier but.»

«Au pire, je pensais permettre au coureur d’avancer, a précisé le principal intéressé. Déposer un amorti m’a traversé l’esprit, mais Pablo Sandoval jouait de manière rapprochée au troisième. Et il y avait un trou béant au premier, donc j’ai essayé de frapper à cet endroit.»

Et si Dyson avait tenté un larcin? Il est vrai qu’Aoki ne lui a guère laissé la chance de courir.

«S’il avait décampé, j’aurais concédé le lancer, mais je ne peux pas rester au bâton en me demandant s’il va y aller ou non. Je ne peux pas me retrouver avec un compte défavorable et si je vois un bon tir, je dois m’élancer», a-t-il conclu.

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