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«Il n’y a pas de vague de panique» - Iginla

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Patrick Roy l’avait prédit lors du passage de l’Avalanche à Montréal et à Québec pour deux matchs préparatoires.

Malgré les succès de l’équipe l’an dernier, l’Avalanche devait rester humble.

La formation du Colorado a toutes les raisons de garder les deux pieds sur terre en ce début de saison avec un dossier peu reluisant d’une victoire, trois défaites et un revers en prolongation.

Malgré la présence de gros canons comme Nathan MacKinnon, Matt Duchene, Gabriel Landeskog, Jarome Iginla et Ryan O’Reilly, l’Avalanche n’a marqué que sept buts à ses cinq premiers matchs. Sur le plan défensif, c’est tout aussi inquiétant avec 17 buts accordés.

Après un entraînement de près de 60 minutes à la veille du match contre le Canadien à Montréal, MacKinnon et Iginla ont cherché à calmer la tempête.

«Il y a plus d’adversité cette année, mais on n’a joué que cinq matchs», a rappelé vendredi MacKinnon, qui mène l’équipe avec trois points.

«Cinq parties représentent un trop petit échantillon pour s’inquiéter, a renchéri Iginla. Il n’y a pas de vague de panique. On peut s’améliorer, et on le fait déjà.»

Une cible de choix

À sa première campagne derrière le banc de l’Avalanche, Roy avait connu un départ magique l’an dernier. La formation avait remporté ses six premiers duels et n’avait qu’une seule défaite après 13 rencontres.

Le scénario n’est absolument pas le même cette saison.

«Les équipes sont plus prêtes à nous affronter, a dit MacKinnon. On a probablement un peu plus une cible dans le dos. L’an passé, on a pris la ligue par surprise. Pour gagner, on devra être bons tous les soirs.»

Trop de rencontres préparatoires

À l’image de ses deux attaquants, Roy n’a pas dressé un portrait trop sombre du début de saison de son équipe.

«On a été horrible à notre premier match, on ne peut pas s’en cacher, a-t-il répondu. Mais, depuis notre deuxième match, on joue du bon hockey. Les gars apprennent tranquillement de nos erreurs, mais souvent, il s’agit de la meilleure manière.»

«Les gars réagissent très bien, a-t-il enchaîné. On est une équipe qui se tient. Pour moi, c’est important. Les gars croient aussi en ce qu’on fait. On sait qu’on a une bonne équipe, mais il nous manque des éléments importants avec John Mitchell, Jesse Winchester et Patrick Bordeleau sur la liste des blessés. En plus de Semyon Varlamov dernièrement. Ça cause des maux de tête aux entraîneurs. On profitera de cette période pour évaluer de jeunes joueurs.»

Sans chercher une excuse, Roy a identifié une cause possible pour ce faux départ.

«Personnellement, j’ai un regret. On a joué trop de matchs préparatoires avec huit. Pour une équipe qui voyage beaucoup, possiblement le plus dans la LNH, on jouera maintenant six matchs à la place de huit à partir de la saison prochaine. On n’a pas assez eu d’entraînements.»