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Qui épaulera Price : Budaj ou Tokarski?

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Il y a toujours un enjeu pour le poste de deuxième gardien de l’équipe, mais le Canadien de Montréal dort encore en paix avec celui qui portera les jambières pour la grande majorité des matchs cette saison.

À son premier départ complet du camp, Carey Price a bloqué 29 des 30 tirs des Capitals de Washington, dimanche, au Centre Bell. Il ne ressemblait en rien à un gardien rouillé. Et s’il y avait un moindre doute sur l’état de santé de son genou droit, il n’y en a plus maintenant.

Depuis la collision avec Chris Kreider dès le premier match de la finale de l’Est du 17 mai dernier, Price n’avait pas joué une véritable rencontre de 60 minutes. Les puristes préciseront qu’il n’a pas atteint le cap des 60 minutes face aux Capitals puisque Michel Therrien l’a retiré du match à la faveur d’un sixième joueur avec 33 secondes à faire en troisième…

«Je veux jouer encore deux matchs complets d’ici les trois derniers matchs préparatoires pour regagner encore plus mon synchronisme, a affirmé Price dans le vestiaire du CH. C’est tellement critique pour un gardien de retrouver ses repères sur la glace.»

«Il n’y a rien qui se compare à un véritable match de la LNH, a-t-il poursuivi. Même si tu patines l’été, tu ne peux recréer l’environnement d’une rencontre, encore moins pour un gardien. L’été, le jeu ressemble plus à une ligue de bière. Les joueurs ne se soucient pas du jeu défensif et c’est souvent l’enfer pour un gardien.»

Malgré un bon départ à ce camp, Price n’a pas encore le sentiment qu’il a atteint sa condition maximale en vue du premier match de la saison qui se déroulera le 8 octobre contre les Maple Leafs, à Toronto.

«Quand tu es au sommet de ton art, tu réussis à lire le jeu une fraction de seconde avant qu’il se développe, a-t-il noté. Même si j’ai connu un bon match contre les Caps, je ne suis pas encore rendu à cette étape.»

Après trois matchs en quatre jours, le Tricolore a profité d’un rare congé, lundi. Price avait un plan assez simple pour remplir sa journée.

«J’irai promener mes chiens, a-t-il dit avec un grand sourire. À l’exception de cette balade, je risque de ne pas bouger de mon divan.»

Budaj ou Tokarski?

D’ici les prochains jours, Marc Bergevin et Michel Therrien devront choisir entre Peter Budaj et Dustin Tokarski pour épauler Price.

Selon le plan dévoilé par Therrien, Tokarski ne devrait pas obtenir un autre départ d’ici la fin du camp. À son unique match complet contre l’Avalanche à Québec, le gardien de 25 ans a tout fait pour compliquer la vie de ses dirigeants en stoppant 27 tirs dans un gain de 3 à 2.

Le CH semblait pourtant l’envoyer dans la fosse aux lions contre l’Avalanche en misant sur une équipe excessivement jeune. Mais le gardien originaire de la Saskatchewan a tout de même trouvé un moyen pour battre la bande à Nathan MacKinnon, Matt Duchene, Gabriel Landeskog et Jarome Iginla.

Budaj, qui empochera 1,4 million cette saison, obtiendra un départ cette semaine. Le Slovaque de 32 ans connaît lui aussi un bon camp. Il a aussi une carte importante dans son jeu, celle du parfait coéquipier et grand ami de Price.

Au ballottage

Celui qui perdra la bataille pour le poste de deuxième gardien devra passer l’étape du ballottage avant de retourner avec les Bulldogs à Hamilton. Tokarski, qui a encore un contrat à deux volets, serait le plus susceptible d’intéresser l’une des 29 autres équipes de la LNH.

À un peu plus d’une semaine du début de la saison dans la LNH, il n’y a pas un immense marché pour les gardiens.

À Vancouver, les Canucks ont renvoyé le gardien Jacob Markstrom sans qu’il se fasse réclamer au ballottage. À un salaire garanti de 1,2 million, le gardien obtenu dans l’échange de Roberto Luongo devenait moins intéressant.