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Football

Glen Constantin en a assez

Agence QMI / Richard Boutin

Publié | Mis à jour

Glen Constantin s’est habitué aux déclarations de certains qui prétendent que le Rouge et Or de l’Université Laval est trop fort pour la ligue, mais il se questionne sur l’éthique de travail de certains programmes.

Le départ en trombe du Rouge et Or a ramené dans l’actualité les écarts importants qui existent entre certaines équipes. «J’espère que tout le monde met les mêmes efforts que nous avant de critiquer, a déclaré Constantin. On peut cibler une dizaine de programmes de football au pays où la volonté de bien faire les choses est plus présente.»

«Certains programmes travaillent différemment, poursuit le pilote. Peu importe l’adversaire, on se prépare de la même façon, ce qui n’est pas le cas partout. Nos entraîneurs ont un grand désir de gagner, mais aussi une peur de perdre qui est énorme.»

Constantin donne l’exemple des Stingers de Concordia pour appuyer son propos. «Le regain à Concordia est remarquable, a-t-il louangé. Les frères Donovan (Mickey et Patrick) ont arrêté de parler de l’écart et ils se sont retroussé les manches. Il vaut mieux arrêter de parler et travailler.»

«L’engagement»

Constantin identifie quelques éléments qui permettent au Rouge et Or de demeurer au sommet.

«Le sentiment d’engagement des joueurs est important et il est inculqué par les vétérans, a-t-il raconté. L’engagement à l’école, dans l’entraînement et les périodes d’études. La grande majorité des joueurs passent l’été à Québec. Quand on ne retrouve pas 70 joueurs à une séance de course l’été, nous sommes déçus. Ailleurs, on peut en retrouver une quinzaine. L’engagement est une des clés de notre succès. Le maintien des gars de quatrième et cinquième année est important. Certaines équipes ne sont pas capables. On n’a perdu aucun joueur pour des raisons “académiques” au cours des trois dernières années.»

«On ne peut pas transposer la NCAA au Canada, mais on peut s’en inspirer, d’ajouter Constantin. Ce n’est pas un secret. Je n’hésite pas à partager les connaissances acquises au fil de nos expériences avec des collègues du Québec et d’ailleurs au Canada. Quand on parle des écarts importants, il faut regarder les bonnes choses. Il y a des effectifs d’entraîneur qui sont mieux payés que nous et je suis à l’aise avec ça. On doit être des partenaires, mais nos partenaires doivent s’aider.»

«Expérience exceptionnelle»

Les installations et les foules importantes favorisent l’expérience de l’étudiant-athlète.

«Nos jeunes vivent une expérience exceptionnelle, a affirmé Constantin. Tout le monde souhaite montrer son talent sur une grosse tribune. L’encadrement qu’on offre et la qualité du diplôme sont les deux autres éléments dont on parle au recrutement. Je vous le dis tout de suite. Le recrutement 2015 va être exceptionnel. Comme on l’a vu lors du premier match contre Montréal, il y a de la place pour les jeunes. On retrouvait 12 recrues dans l’alignement.»