Photo : Eugenie Bouchard et Milos Raonic Crédit : Reuters

Tennis

Rayonnement international pour le Canada

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Lorsque l’on se promène à Wimbledon en disant que l’on vient du Canada, les gens répondent automatiquement : «Ah, vous êtes ici pour Milos Raonic et Eugenie Bouchard!».

Il y a quelques années, voire à peine quelques mois, rares étaient ceux qui pouvaient nommer des joueurs canadiens chez les hommes et chez les femmes.

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Ce n’est plus le cas aujourd’hui, puisque Raonic fait partie du top 10 mondial et Bouchard cogne à la porte et devrait faire son entrée dans ce prestigieux top 10 dans un avenir très rapproché.

Ces bonnes performances font évidemment plaisir au vice-président de Tennis Canada, Eugène Lapierre, rencontré lors de son court passage à Wimbledon.

«On fait notre marque à l’international. On n’a qu’à écouter les commentaires des différents analystes et experts à travers le monde comme John McEnroe, Martina Navratilova, Chris Evert ou encore les Français durant Roland-Garros pour le constater», a souligné Lapierre.

«D’ailleurs, John McEnroe a récemment demandé ce qu’on mettait dans notre eau au Canada, parce que tout d’un coup, il se passe quelque chose!», a-t-il ajouté.

Ces succès sur la scène internationale découlent en grande partie de l’ouverture du Centre national d’entraînement de Montréal, en 2007. La venue de Louis Borfiga, un des meilleurs entraîneurs français, chez Tennis Canada, a également aidé au développement des jeunes joueurs.

«On a de bons jeunes qui sortent de nos programmes de développement et c’est très encourageant. On espère que le rayonnement que nos joueurs canadiens ont présentement aura un impact local, car notre mission, à Tennis Canada, c’est de développer le sport, a indiqué Lapierre.

«On veut qu’il y ait le plus possible de jeunes qui choisissent notre sport. On veut les attirer, parce que traditionnellement, le tennis n’était pas un sport attirant comme le hockey ou le soccer.»

Plus d’inscriptions

D’ailleurs, le nombre d’inscriptions à des cours de tennis a connu une hausse dans les programmes des municipalités dernièrement. Lapierre veut maintenant s’assurer que tout cela ne soit pas un feu de paille.

«J’ai l’impression que ce sera beaucoup plus fort au cours des prochaines années. C’est sûr que le fait d’avoir deux athlètes parmi les meilleurs au monde est très intéressant, a dit Lapierre.

«Mais il y en a d’autres qui s’en viennent, autant chez les gars avec Vasek Pospisil et Filip Peliwo - on ne sait pas s’ils vont monter aussi haut au classement que Raonic -, et aussi d’autres derrière, chez les 14-16 ans et même chez les 12 ans.»

L’avenir est aussi rose chez les filles, notamment avec la jeune Françoise Abanda.

«Elle sera ici à Wimbledon encore cette année chez les juniors et elle tentera de faire mieux que l’an dernier, lorsqu’elle avait atteint la demi-finale. Elle a aussi atteint le carré d’as à Roland-Garros il y a quelques semaines», a dit celui qui agit aussi à titre de directeur de la Coupe Rogers.

Selon lui, l’avenir du tennis au Canada est beaucoup plus prometteur aujourd’hui. On n’a donc pas fini d’entendre parler des succès des Canadiens sur les circuits de l’ATP et de la WTA.