Photo : Ivan Menjivar Crédit : Capture d'écran

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«Je me sentais anorexique» - Menjivar

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Au début des années 2000, Ivan Menjivar se battait à 170 livres. À l’époque, il se sentait fort et en pleine possession de ses moyens.

Au fil des années, il a dû, comme la plupart des combattants, diminuer son poids.

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«Je suis descendu à 155 livres, à 145 livres, puis à 135 livres, a souligné Menjivar à la chaîne TVA Sports, mercredi. C’est vraiment un moyen extrême utilisé pour maintenir un niveau élevé de compétition.»

Les régimes sont devenus de plus en plus sévères. La déshydratation, à quelques heures d’une pesée officielle, est de plus en plus intense.

«On ne doit pas faire de grosses diètes comme celles-là. Lors de mes derniers combats, à 135 livres, je n’étais pas heureux quand je me voyais dans le miroir, a précisé le combattant de 31 ans.

«Je me sentais anorexique. J’étais tout seul dans ma chambre d’hôtel et je regardais mes côtes. Normalement, on est fiers de voir ses abdominaux et ses muscles.»

À l’image de plusieurs athlètes

L’histoire de Menjivar est celle de centaines de combattants. Certains avouent se sentir tellement faibles après la pesée qu’ils ont peur de se retrouver à l’hôpital.

L’Association des médecins de sports de combat sonne l’alarme.

«Des études semblaient démontrer que 39 % des combattants d’arts martiaux mixtes se présentent déshydratés», a indiqué le Dr Francis Fontaine, spécialiste en médecine sportive.

Certains athlètes perdent de 10 à 15 % de leur poids en quelques heures. Une pratique dangereuse.

«Dès qu’on parle d’une perte de 6 %, on commence à voir des effets. Tu as de la difficulté à contrôler ton niveau d’énergie. Tu peux avoir des effets au niveau cardiaque ou neurologique, a poursuivi le spécialiste.

«On n’a pas de certitudes, mais on pense que des athlètes déshydratés sont plus sujets aux commotions. C’est à ce moment que c’est vraiment important d’être bien hydraté.»