Photo : Max Pacioretty et David Desharnais Crédit : Reuters / Robert Mayer © Thomson Reuters 2014

Canadiens de Montréal

«Trop souvent, il a subi les critiques» - Pacioretty

Publié | Mis à jour

David Desharnais ne gravera possiblement pas son nom sur le trophée Bill-Masterton.

Selon sa définition, ce titre sert à honorer le joueur qui a fait preuve de la plus grande persévérance, mais en réalité, on récompense plus souvent celui qui a surmonté une grave blessure ou un obstacle majeur dans sa vie.

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Récipiendaire du trophée Bill-Masterton en 2012, dans la foulée de son retour au jeu après la blessure terrifiante que lui avait infligée Zdeno Chara, Max Pacioretty se réjouissait de la candidature de son grand ami, Desharnais.

«Davey [David] est l’exemple parfait de persévérance, a noté Pacioretty. À tous les niveaux, il s’est fait dire qu’il ne pourrait pas atteindre la prochaine étape. Il a toujours fait mentir ses détracteurs.»

«Même à Montréal, il y avait plusieurs partisans qui doutaient de lui, a-t-il poursuivi. S’il y a encore des gens qui doutent de lui aujourd’hui, ils ne changeront jamais d’avis. C’est toujours bien quand Davey se fait reconnaître d’une manière positive. Trop souvent, il a subi les critiques.»

Pacioretty a toujours cru en Desharnais. Les deux joueurs ont grimpé les échelons ensemble au sein de l’organisation. Avant de former l’un des bons duos avec le CH, ils ont fait leurs classes avec les Bulldogs de Hamilton.

Dans le vestiaire du Tricolore, l’Américain était possiblement le moins surpris de voir son coéquipier se replacer sur le bon chemin après un mauvais début de saison.

«Je savais qu’il était pour rebondir, c’est dans sa nature», a souligné Pacioretty.

Bon prince, Desharnais a aussi retourné les compliments au numéro 67.

«Quand j’étais au plus bas, Max m’a toujours encouragé, a-t-il affirmé. Il voulait m’aider, il tenait à jouer avec moi afin de me permettre de me relever. Il m’a redonné confiance.»

Therrien heureux pour Desharnais

Avant de partir pour Ottawa, Michel Therrien a également rappelé le courage de son petit joueur de centre.

«Quand tu regardes sa carrière, il n’y a pas de doute qu’il a été persévérant, a répondu l’entraîneur-chef.

«David n’a jamais été repêché dans la LNH, il a fait ses débuts dans la ECHL chez les professionnels. Même en début de saison cette année, c’était difficile pour lui. Mais, il s’est retroussé les manches. Il est l’un de nos meilleurs joueurs aujourd’hui.»

À deux reprises cette saison, Therrien a indiqué le chemin de la passerelle de presse à Desharnais. C’était le 5 novembre contre les Blues à St. Louis et le 12 novembre contre le Lightning, à Montréal.

«On croyait qu’il était pour connaître une bonne saison, mais ce n’était pas le cas à ses premiers matchs, a rappelé l’entraîneur. Je cherchais des solutions pour lui et je l’ai sorti de ma formation. Je dois lui donner beaucoup de crédit puisqu’il a toujours gardé la bonne attitude.»

En 74 matchs, Desharnais a amassé 49 points (15 buts, 34 aides). Il forme le trio de l’heure de l’équipe avec ¬Pacioretty et Thomas Vanek.