Photo : Erik Karlsson Crédit : Agence QMI

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Les deux visages de Karlsson

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Le défenseur des Sénateurs d’Ottawa Erik Karlsson est peut-être une constante menace offensive, mais sa tenue dans sa propre zone laisse certainement à désirer.
 
Des fois, il semblerait qu’il n’y soit tout simplement pas. Le Suédois, qui a subi une importante blessure au tendon d’Achille la saison dernière, a commis trois revirements qui auraient pu s’avérer coûteux aux Sénateurs, mercredi soir, alors que la formation de la capitale canadienne s’est mesurée aux Islanders de New York.
 
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Cal Clutterbuck, Casey Cizikas et Anders Lee ont tous obtenu de très bonnes chances de marquer à la suite de bévues de Karlsson, mais, chaque fois, le gardien Craig Anderson a racheté ses erreurs.
 
«Je pense qu’il s’améliore, mais il était meilleur lorsqu’il a remporté le trophée Norris, a souligné l’entraîneur-chef des Sénateurs Paul MacLean à propos du jeu défensif de Karlsson. Mais je pense qu’une partie (du problème) est la confiance. Il n’est pas un grand et gros gaillard. Il doit utiliser son coup de patin.
 
«Je pense que sa blessure refait surface lorsqu’il est impliqué dans des batailles et il n’a pas la même confiance qu’il avait dans le passé. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne revienne à ce qu’il était.»
 
Dr. Jekyll et Mr. Hyde
 
MacLean a souvent dit que certaines fois Karlsson joue pour «nous» et d’autres fois, il joue pour «eux».
 
Est-ce que les entraîneurs des Sénateurs font quelque chose pour le faire travailler pour la bonne équipe?
 
«Nous lui parlons beaucoup et nous lui montrons ce que nous attendons de lui. Mais la plupart du temps, ce n’est que des discussions, a souligné MacLean. Il a 70 points, il est un bon joueur, mais son différentiel est dans le négatif. Je pense qu’il mène la ligue dans la catégorie des revirements, mais le côté positif est qu’il est souvent en possession de la rondelle. Et ça, c’est bon pour nous.
 
«Encore, nous lui montrons et nous lui disons que "ce n’est pas tout le monde qui voit le jeu comme tu le vois et que tu dois faire des choses simples pour les gars qui jouent avec toi pour qu’ils comprennent ce dont tu as de besoin et où tu te diriges avec la rondelle."
 
«Ça fait partie du processus. Apprendre à être un joueur d’élite dans la ligue, ça ne se fait pas du jour au lendemain. C’est quelque chose que tu dois devenir. Il est prêt à apprendre et passe beaucoup de temps à en discuter.»
 
Mais Karlsson savait comment jouer en défense il y a deux ans, non?