Photo : Chantal Petitclerc Crédit : Agence QMI

Sports divers

Un personnage de cire inspirant

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L’athlète paralympique Chantal Petitclerc a rencontré pour la première fois, jeudi, son sosie du musée Grévin, à Montréal.
 
«C’est un peu troublant, a-t-elle admis, en rigolant. On ne se voit jamais comme ça en trois dimensions. J’aime ça, mais en même temps, c’est bizarre.»
 
Honorée d’avoir son personnage de cire tout près de ceux de Guy Lafleur, Tiger Woods et Nadia Comaneci, l’athlète en fauteuil roulant a de la difficulté à comparer ce privilège avec les précédentes distinctions qui ont marqué sa carrière, notamment les 21 médailles paralympiques, dont 14 d’or.
 
«C’est complètement différent, a-t-elle dit. Dans ce cas-ci, ça va au-delà du sport. Ça se passe au niveau émotif. C’est une forme de reconnaissance auprès de la population. Un beau gage d’amour, si je peux dire.»
 
En plus du plaisir d’être immortalisé, Chantal Petitclerc est heureuse que sa présence au musée Grévin puisse contribuer à la promotion du sport paralympique.
 
«C’est magnifique de se retrouver parmi tous ces autres athlètes, a-t-elle indiqué, précisant avoir prêté son uniforme, ses gants et son fauteuil ayant servi aux Jeux de Pékin pour la création du personnage de cire. Il y a des milliers de visiteurs qui viennent ici et qui auront une pensée pour le sport paralympique. En même temps, c’est représentatif de la société.»
 
Comme Chantal elle-même, son sosie réussira sans doute à démystifier un peu la vie des gens en fauteuil roulant et rappellera surtout qu’il est possible d’accomplir de grandes choses malgré les embûches de la vie.
 
En fauteuil roulant depuis l’âge de 13 ans, Chantal Petitclerc a été victime d’un accident au début des années 1980 quand une porte de grange lui est tombée dessus. Plus de 30 ans plus tard, elle poursuit ses accomplissements.
 
«Quand j’étais athlète, je n’ai jamais été en mission sociale, a avoué honnêtement la multiple médaillée, qui est maintenant maman d’un petit garçon de 3 mois. Ce que je voulais, c’était de m’entraîner pour gagner des médailles.
 
Je n'avais nécessairement des objectifs de grandeur.
 
«Avoir ce personnage de cire, c’est bien considérant le message que ça envoie, a-t-elle toutefois mentionné. Je constate qu’il peut y avoir un effet positif sur les personnes vivant avec un handicap.»
 
En terminant, Chantal Petitclerc a dit savourer les présents Jeux paralympiques d’hiver qui se poursuivent jusqu’à dimanche, à Sotchi. Celle qui co-animera la cérémonie de clôture à la télévision félicite notamment le fondeur canadien Brian McKeever, qui a déjà remporté deux médailles d’or.