Photo : Marc-Édouard Vlasic Crédit : Reuters / Ed Szczepanski © Thomson Reuters 2014

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Vlasic sort de l'anonymat

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Il n’y a pas si longtemps, il restait dans l’ombre. Avec une médaille d’or aux Jeux de Sotchi et un rôle au sein des quatre premiers défenseurs d’Équipe Canada, Marc-Édouard Vlasic a chassé son côté plus anonyme.

À sa sortie de la glace au SAP Center de San Jose à quelques heures d’un duel contre Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh, vendredi, Vlasic a éclaté de rire en parlant de sa nouvelle notoriété.

«Si après huit ans à San Jose et une médaille d’or aux Jeux olympiques, je ne sors pas encore de l’ombre, je le resterai pour toujours, a-t-il lancé en entrevue au Journal de Montréal. Si ça, ce n’est pas assez, il n’y a rien d’autre qui fonctionnera pour en sortir.»

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Un brin timide et très modeste, Vlasic n’a jamais recherché les réflecteurs. Il a compris depuis longtemps qu’il ne joue pas dans des marchés bouillonnants comme ceux de Montréal, Toronto, New York, Chicago ou Boston.

«Il n’y a pas de doute qu’à San Jose, tu obtiens moins d’attention médiatique, a rappelé le défenseur de 26 ans. Les gros marchés restent dans l’Est. À 16h30, nous regardons les matchs des équipes de l’Est. Mais quand nos matchs commencent à 19h30 en Californie, les personnes dans l’Est dorment.»

Une confirmation

Dans l’environnement des Sharks, Vlasic représente une pièce maîtresse depuis plusieurs saisons. Todd McLellan n’a nullement fait le saut en voyant son protégé sur la plus grande scène possible en Russie.

«Nous savions depuis longtemps ce que le reste du monde a découvert aux Jeux olympiques, a dit l’entraîneur-chef des Sharks.

«Marc-Édouard est un formidable défenseur. Il travaille tellement fort. Je peux l’utiliser dans plusieurs situations. Je crois honnêtement qu’il était déjà bien connu dans le petit monde de la Ligue nationale et du hockey, mais moins, par le partisan moyen.»

Retour à la réalité

À Sotchi, Vlasic a rapidement gagné la confiance des Mike Babcock, Lindy Ruff, Claude Julien et Ken Hitchcock. Un peu à l’image de sa carrière avec les Sharks, il a conquis son entourage grâce à un jeu défensif des plus stables. Il n’a pas eu besoin de feux d’artifice pour y arriver.

«J’avais beaucoup plus de temps de jeu que ce à quoi je m’attendais, a répondu l’ancien des Remparts de Québec. J’ai joué avec Drew Doughty du début à la fin du tournoi. Je me retrouvais parmi les huit meilleurs défenseurs au pays et je réussissais à jouer entre 16 et 18 minutes par match. C’était formidable.»

Le Montréalais de 26 ans n’a pas obtenu un seul point en six parties lors de ce tournoi olympique, mais il a rempli des missions défensives importantes. Il était un des deux arrières sur la glace pour protéger la mince avance d’un but contre les États-Unis en demi-finale. Il n’oubliera pas cette présence.

«Il restait un peu plus de 10 secondes et la rondelle était dans notre territoire, s’est-il remémoré.

«Quand j’ai vu la rondelle dans le coin, je me suis promis qu’elle était pour y rester. J’ai réussi à écouler de grosses secondes en protégeant la rondelle. J’ai reçu plusieurs coups et j’avais mon coéquipier avec les Sharks Joe Pavelski par-dessus moi. Il me criait des bêtises!»

Près de deux semaines après son expérience olympique, Vlasic redescend tranquillement de son nuage.

«Si tu gagnes la coupe Stanley, tu as deux ou trois mois pour célébrer. Si tu gagnes une médaille d’or aux Jeux olympiques, tu as deux ou trois jours pour célébrer. Je n’ai pas le choix de revenir vite à la réalité.»

En 64 rencontres avec les Sharks cette saison, Vlasic a récolté 21 points, dont quatre buts. Il présente un différentiel de +22.