Photo : George Gosbee Crédit : Agence QMI

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«Québec aura son équipe» - Gosbee

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Copropriétaire des Coyotes de Phoenix depuis l’été, au terme d’une époustouflante saga, George Gosbee est conscient que d’innombrables Québécois souhaitaient voir aboutir sa nouvelle prise à Québec.

Et il se dit convaincu que la ville désertée par les Nordiques en 1995 savourera sa revanche tôt ou tard.

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Originaire de Calgary, Gosbee s’est associé à trois hommes d’affaires, dont Anthony LeBlanc, natif de Baie-Comeau et ayant vécu longtemps à Ottawa, pour assurer l’avenir des Coyotes en Arizona.

Fier de sa transaction et se disant assuré du succès à court et long terme des Coyotes, Gosbee n’en éprouve pas moins un brin de compassion pour ceux qui souhaitaient désespérément ravir «ses» Coyotes durant plusieurs années de marasme financier.

«C’est malheureux pour tous ces amateurs mordus au Québec qui ne peuvent encourager une deuxième équipe, mais je suis sûr que Québec aura son équipe un jour», a lancé le copropriétaire et gouverneur de l’équipe, en entrevue au Journal de Québec, avant le match de jeudi contre le Canadien de Montréal.

Un fan de la rivalité

Grand partisan dans sa jeunesse, Gosbee a longtemps admiré les duels enflammés entre Canadien et Nordiques. Selon lui, la Ligue nationale de hockey a tout intérêt à faire revivre cette rivalité.

«Personnellement, j’aimerais revoir une autre équipe à Québec, a-t-il confié. J’ai grandi en admirant cette belle rivalité. J’adorais ça! J’aimerais donc que Québec obtienne une autre équipe. Je pense que ce serait bon pour le hockey et pour le Canada.

«Il faut maintenant que ça ait du sens pour toute la ligue, mais je souhaiterais que ça se produise. Nous avons toujours cru que le marché le plus fort pour nous était ici, à Phoenix, mais ça ne veut surtout pas dire que je ne souhaite pas qu’une équipe s’établisse à Québec.»

Encore de faibles assistances

Justement, ce marché de Phoenix, Gosbee et ses acolytes semblent y croire dur comme fer.

Pourtant, avant le match de jeudi devant une foule remplie de chandails du CH, les Coyotes croupissaient toujours dans les bas-fonds des assistances avec une moyenne annoncée de 13 296 spectateurs par match.

Quant au taux d’occupation du Jobing.com Arena (77,6 %), les Coyotes sont avant-derniers dans la LNH, tout juste devant les Stars de Dallas à 75,3 %.

«Nous sommes en augmentation de 15 à 20 % au chapitre des assistances par rapport à l’an dernier. L’important, ce sont nos revenus globaux et ils sont en hausse de 25 %. Ce n’est plus du tout le même nombre de billets gratuits qu’avant et d’autres promotions», a noté Gosbee.

Pourtant, vérification faite, les Coyotes offrent pour encore quelques matchs cette saison un tarif de 99 $ pour quatre billets, quatre consommations et quatre hot-dogs.

«Quand nous avons acheté l’équipe, nous savions que la transformation ne se ferait pas du jour au lendemain. Lors de trois matchs cette saison [deux contre Chicago et un contre San Jose], nous avons battu des records de revenus dans toute l’histoire de la concession.

«Avec les commanditaires qui participent davantage et les succès de l’équipe sur la glace, nos chiffres s’amélioreront d’année en année», a rétorqué le patron.