Photo : Jonathan Toews, buteur pour le Canada en finale. Crédit : Agence QMI / Ben Pelosse

Hockey

Toews garnit son CV

Publié | Mis à jour

Jonathan Toews continue de s’organiser pour que ses rares buts aux Jeux aient une grande importance.

Pour une deuxième olympiade consécutive, l’attaquant a attendu le match de la médaille d’or pour inscrire son premier filet du tournoi. Et encore une fois, cette réussite a permis de briser la glace dans la rencontre.

La différence, c’est que ce but a été celui de la victoire.

DOSSIER : Sotchi 2014

«Comme la dernière fois, je sentais que ça s’en venait. Ça ressemblait aux séries éliminatoires de l’an passé où je n’arrêtais pas d’essayer pour obtenir un but à l’arraché. Je me doutais que quelque chose allait atterrir sur mon bâton à un moment donné, a-t-il mentionné.

«C’est arrivé ce soir (dimanche) et ça procure une très bonne sensation d’en marquer un, tout en aidant l’équipe à connaître un bon départ.»

Toews a donné l’avance aux siens, qui n’ont finalement eu besoin que d’un but pour gagner. Il s’est dirigé avec vigueur vers la cage adverse, a fait fi du coup de bâton de Patrik Berglund et a dévié une passe de Jeff Carter dans le filet lors de l’engagement initial. La rondelle a glissé entre les jambières du gardien Henrik Lundqvist.

Pour ajouter à la coïncidence, cette réussite est survenue à 12:50 de la période. Or, il s’agit exactement du même temps qu’en 2010.

Le joueur des Blackhawks de Chicago a 25 ans seulement, mais il revendique le palmarès d’un vétéran, ayant à son actif deux coupes Stanley et autant de médailles d’or.

Victoire collective

Évidemment, chaque formation est unique, chaque expérience est différente. Cette fois, c’est l’engagement collectif au détriment de la fiche individuelle qui a constitué la clé du succès.

«Ces choses viennent naturellement à vous et ma réponse est toujours la même. Quand vous obtenez ces opportunités, vous devez tenter de comprendre chacune d’entre elles, a-t-il affirmé. Nous avions une excellente équipe à ce tournoi. Vous pouviez voir comment elle se développait et la chimie qu’il y avait à l’intérieur du vestiaire. Les gars ont commencé à savoir ce qu’ils devaient assumer comme rôle.

«Ce n’était pas facile pour certains. Des joueurs comme Roberto Luongo, Martin St-Louis et même Patrick Sharp ont fait des sacrifices pour décrocher la médaille d’or. Allez leur demander, je ne crois pas que ceci les ennuie. Être dans une telle formation procure un sentiment fantastique, peu importe si votre rôle est grand ou petit.

«Vous nous avez vus ce soir (dimanche) : nous sommes un groupe sensationnel à regarder à cause de la manière dont nous travaillons ensemble. Nous avons dominé et c’est plaisant de faire partie de ça.»

Quel fut le facteur déterminant aux yeux de celui qui a mis seulement quatre ans pour récolter ses deux coupes Stanley et ses deux médailles d’or ?

«Les gars voulaient gagner, point à la ligne, a-t-il estimé. À ceux qui disaient que nous ne comptions pas de buts et que nous faisions pas ceci ou cela, je réponds que nos attaquants auraient pu facilement tricher pour marquer, ce qui aurait généré plusieurs erreurs et des chances pour l’autre équipe.

«Les joueurs n’ont pas paniqué et ne se sont pas éloignés du plan initial. Nous avons respecté l’engagement de jouer en équipe. C’est ce qu’il fallait pour mériter l’or.»

L'expérience enrichissante de Duchene


Matt Duchene retournera en Amérique avec une médaille d’or, ce qui représentait son objectif principal, mais il a obtenu d’autres avantages inestimables.

L’attaquant de 23 ans a eu la chance de jouer après que John Tavares eut subi une blessure au genou ayant mis un terme à sa saison. Avoir l’opportunité d’être sur la glace était excellent, mais se trouver dans le même vestiaire que des joueurs de renom tels Toews et Crosby l’était encore plus.

«Ce sont des gagnants, ils savent comment remporter des matchs, car ils l’ont fait auparavant. Pour eux, il n’y a rien de nouveau, ils connaissent le sport, a-t-il dit après le deuxième sacre consécutif de l’unifolié aux Jeux olympiques. Cette partie se retrouve certes dans mon top 5 de mes meilleures rencontres à vie, si ce n’est pas au sommet de la liste.

«Plus tard, vous souhaitez ressembler à eux.»

Duchene a ajouté que le fait de côtoyer Crosby et Toews l’a aidé beaucoup à traverser cette période importante.

«Ils ont des personnalités différentes, mais ils ont tellement de caractère, de leadership et de confiance. Je les regardais attentivement quand je me suis dirigé sur la patinoire pour la première fois en finale, ainsi que durant la demi-finale. Ils me permettent de me calmer.

«En les voyant, je me disais que je voulais être comme eux en tant qu’individu. Ils te montrent la manière dont il faut agir quand il y a de la pression. Pour ma part, mes nerfs n’étaient pas là pendant les deux derniers matchs.»