Photo : Mike Babcock Crédit : Agence QMI

Hockey

Babcock et la médaille de la perfection

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Tout au long du tournoi, Mike Babcock a repoussé du revers de la main les inquiétudes soulevées quant à la timide attaque canadienne.
 
Malgré la pression de 35 millions de compatriotes, l’entraîneur du Canada n’a jamais dérogé à son plan. Le temps lui a finalement donné raison.
 
DOSSIER : Sotchi 2014
 
D’ailleurs, il ne s’est pas gêné pour le rappeler au cours de son point de presse.
 
Au moment de se lever pour rejoindre la délégation canadienne présente à la cérémonie de clôture, Babcock a posé ces questions: «Quelqu’un sait qui a terminé au sommet des pointeurs? Quelqu’un s’y intéresse? Est-ce que quelqu’un peut me dire qui a gagné la médaille d’or?»
 
L’entraîneur des Red Wings de Detroit a raison de jubiler. Son plan de match mis de l’avant dès le camp d’orientation tenu au mois d’août à Calgary a permis au Canada de limiter l’adversaire à trois maigres buts en six rencontres.
 
Difficile de demander mieux.
 
Pour parvenir à de tels résultats, il a fallu que les joueurs acceptent d’appliquer à la lettre le système proposé. Ce qu’ils ont fait à merveille.
 
Meilleure défense de l’histoire
 
Chaque fois qu’un adversaire touchait la rondelle, il se trouvait immédiatement entouré de chandails rouges. L’implication défensive a été sans bornes.
 
Même les joueurs les plus offensifs se sont repliés à en perdre haleine et se sont sacrifiés pour la cause.
 
«J’ai été impressionné de constater que tout le monde croyait au système, que tout le monde voulait embarquer. C’est de cette façon que tu gagnes des championnats», a souligné Patrice Bergeron (photo, ci-contre).
 
Steve Yzerman, directeur général de cette formation, est d’avis qu’il s’agit probablement de la plus grande performance défensive dans l’histoire du hockey canadien.
 
«D’aussi loin que je me souvienne, c’est la démonstration défensive la plus impressionnante qu’il m’ait été donné de voir», a-t-il soutenu.
 
«En plus, ce n’était pas une défensive passive qui attendait dans sa zone que l’adversaire fasse une erreur. Une large part du mandat était d’être agressifs, d’exercer de la pression, de limiter le temps de réaction et de congestionner la zone neutre», a énuméré le directeur général.
 
En possession constante
 
«Parfois, on oublie qu’un système défensif efficace permet de récupérer la rondelle rapidement et de relancer l’attaque avec vitesse, a tenu à rectifier Babcock. Par conséquent, nous étions une équipe très offensive. Nous avons été sensationnels.
 
«Les gardiens adverses ont constamment dû se surpasser.»
 
À ce propos, Sidney Crosby rappelle que ses coéquipiers et lui ont passé pratiquement la totalité des derniers matchs en territoire adverse.
 
«Ça n’a peut-être pas paru sur la feuille de pointage, mais à partir du match contre la Lettonie, on était à notre meilleur. D’ailleurs, nous avons été à notre mieux lorsqu’il nous a été nécessaire de l’être», a insisté Crosby.