Photo : Jonathan Quick et Sidney Crosby Crédit : Agence QMI

Hockey

Top 10 : événements marquants

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Le tournoi à la ronde est maintenant chose du passée au hockey masculin et les choses sérieuses s’amorceront mardi, avec le début des éliminatoires.

Équipe Canada est déjà qualifiée pour les quarts de finale et affrontera la Suisse ou la Lettonie, mercredi, à midi, heure du Québec.

Les demi-finales seront présentées vendredi, alors que le match pour la médaille d’or aura lieu dimanche après-midi.

Voici un top 10 des événements qui ont retenu l’attention à l’approche des éliminatoires.

1. Le mystère Crosby

C’est maintenant devenu une énigme olympique: pourquoi personne n’est en mesure de jouer avec le capitaine Sidney Crosby?

C’est une question qui n’a pas été répondue il y a quatre ans à Vancouver, toutefois reléguée au second plan en raison du «but en or» marqué par Crosby. Cette fois, Jeff Carter, Martin St-Louis, Patrice Bergeron, Jamie Benn et Chris Kunitz ont tous obtenu la chance de jouer avec le numéro 87.

Crosby a obtenu deux aides en trois parties depuis le début du tournoi; une sur un but de Carter et l’autre sur celui du défenseur Drew Doughty en avantage numérique. Le tout n’a même pas fonctionné avec son coéquipier des Penguins de Pittsburgh Chris Kunitz.

Il ne faudrait ainsi pas se surprendre si Kunitz était laissé de côté lors du prochain duel. Le franc-tireur du Lightning de Tampa Bay Steven Stamkos, qui n’a pu prendre part aux Jeux en raison d’une fracture du tibia, était considéré pour former un trio avec Crosby. Il faut se demander maintenant si cela aurait pu fonctionner.

2. Quick et Oshie

Les Américains, avec le gardien Jonathan Quick devant le filet, semblent avoir une longueur d’avance sur les autres nations.

De plus, ils semblent relativement en santé comparativement aux autres prétendants au titre comme le Canada (Stamkos), la Finlande (hécatombe au centre) et la Suède (Zetterberg et Henrik Sedin).

Contrairement au Canada, les États-Unis possèdent une unité offensive qui marque des buts avec le trio composé de Phil Kessel, Joe Pavelski et James van Riemsdyk. Et en tirs de barrage, ils peuvent toujours compter sur T.J. Sotchi… Oshie.

3. La machine rouge

Vous regardez tout le talent que possède la Russie et il serait logique de penser que son avantage numérique serait au niveau de celui du Canadien de Montréal des années 1950. Plutôt, il ressemble à celui des Capitals de Washington dans les années 1970.

Dans cette catégorie, la Russie est moins efficace que la Norvège, son adversaire de mardi, lors du premier tour éliminatoire, n'ayant marqué que deux fois en 13 occasions. Ils auront la route la plus difficile des nations qui peuvent espérer de remporter la médaille d’or. Ce n’est jamais ennuyant avec les Russes.

4. La détermination des Finlandais

Depuis la première participation des joueurs de la LNH aux Jeux olympiques, personne n’a obtenu plus de médailles que les Finlandais. Malheureusement, à Sotchi, ils doivent utiliser des pièces de remplacement.

Ils auraient pu avoir une très bonne formation, surtout au centre, avec les frères Mikko et Saku Koivu, Valtteri Filppula et Aleksander Barkov, mais pour une panoplie de raisons, ils doivent faire appel à leur cinquième homme, Jarkko Immonen.

Comme ils l’ont démontré contre le Canada, ils peuvent très bien jouer la trappe et c’est exactement cela qu’ils continueront de faire. Ceci suffira-t-il pour une quatrième médaille depuis 1998?

5. Le mythe de la grande patinoire

Après avoir remarqué que les grandes patinoires encouragent plutôt un jeu défensif, il serait maintenant intéressant de voir le déroulement des événements lors des éliminatoires.

Mais avec le tout le talent qui se trouve à Sotchi, il y a eu beaucoup plus de déception que d’excitation, si l’on exclut le match entre les États-Unis et la Russie.

6. Vous vous appelez Henrik? Attention!

Les Suédois seront la première tête de série du tournoi éliminatoire olympique et affronteront la Slovénie ou l’Autriche. Ils ont complété le tournoi à la ronde avec trois victoires en temps régulier, et ce, sans Henrik Sedin et Johan Franzen et ayant perdu les services d’Henrik Zetterberg au début de la compétition.

Ils ont eu une autre frousse lundi à l’entraînement lorsque le défenseur Erik Karlsson est entré en collision avec le gardien Henrik Lundqvist. Tout semble cependant en ordre. S’ils désirent une chance de remporter l’or, Lundqvist se devra d’être parfait et leur avantage numérique devra continuer de fonctionner (5 en 13).

7. Rivalité naturelle

Plusieurs nations ont pris des décisions douteuses. La République tchèque est l’une de celles-là, laissant à la maison Jiri Hudler, Radim Vrbata et Jan Hejda, mais faisant appel à Martin Erat (et son seul but cette saison dans la LNH… dans un filet désert).

Ondrej Pavelec n’a même pas disputé le premier match, alors que les Tchèques ont terminé avec une fiche de 1-2, ne marquant que six buts, dont quatre qui ont été l’oeuvre de Marek Zidlicky et Jaromir Jagr. Toutefois, ils affronteront la Slovaquie au premier tour éliminatoire.

La rencontre s’annonce excitante.

8. Slovénie et Slovaquie

La Slovénie a vaincu la Slovaquie lors du tournoi à la ronde, dans ce qui a été l’un des plus grands moments du hockey slovène. De son côté, la Slovaquie a connu beaucoup d’ennuis, mais s'est ressaisie contre les Russes, à son troisième match.

«Ça paraît lorsque nous appliquons le système, a indiqué l’attaquant slovaque Marian Hossa. Ce n’est pas toujours beau, mais nous n’avons pas l’équipe pour faire des tic-tac-toe. C’est triste de voir ce qui se passe en République tchèque et en Slovaquie, où il n’y a pas vraiment beaucoup de jeunes vedettes.»

9. Une montagne à grimper

Donc, qui a le meilleur gardien du tournoi olympique. Celui qui possède un taux d’efficacité de 1,000 en deux parties? Il s’agirait donc de la Suisse et de Jonas Hiller. La Suisse affrontera la Lettonie lors de son premier match éliminatoire et le vainqueur se mesurera au Canada, mercredi.

Les Canadiens pourront ainsi tenter d’effacer le mauvais souvenir de Martin Gerber, qui les avait vaincus par jeu blanc en 2006.

10. Horaire décevant

Le Canada et les États-Unis seront en action en même temps lors des quarts de finale. Oui, les partisans de hockey en Amérique du Nord devront changer de chaîne à plusieurs reprises entre les deux parties.