Photo : Alex Harvey et Devon Kershaw Crédit : Agence QMI

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Harvey croit en Kershaw

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Ayant déjà pillé une banque mondiale avec son complice, Alex Harvey entend rester fidèle à Devon Kershaw jusqu'à la fin.

Les deux dernières saisons difficiles de celui-ci ne changent pas l'avis du Québécois à l'approche du sprint par équipe de mercredi, certes la plus importante visée du duo durant ces Jeux, pour ne pas dire depuis quatre ans. Harvey demeure convaincu que c'est en Kershaw qu'il voit les meilleurs outils pour répéter à Sotchi quelque chose qui ressemblerait à leur titre mondial acquis il y a trois ans à Oslo.

«Les Norvégiens appellent cette épreuve le championnat du monde des intervalles. C'est quatre minutes intenses et quatre de repos à trois occasions pour chacun, a affirmé l’athlète de 25 ans, qui avait terminé quatrième des Mondiaux à cette épreuve, l'an dernier. Et là-dedans, Devon est le meilleur au monde, même avec les mauvaises saisons qu'il connaît. La veille de n'importe quelle course, on fait des tests et il est toujours devant moi, même si je finis 10e le lendemain et lui 40e.»

Optimisme et réalisme

Cette qualité physiologique de Kershaw s'annonce indispensable pour s'arracher du lot des prétendants. Parmi les 10 nations engagées dans chacune des deux demi-finales, on devine les plus sérieuses: la Norvège, la Suisse, la Russie et surtout la Suède, dont les skis rapides depuis le début de ces Jeux lui ont valu six des 12 médailles à l'enjeu chez les hommes.

«Il y a un bel optimisme, mais aussi du réalisme. Devon vivote depuis un an et demi ou deux ans et il n'a pas la même forme qu'il avait lors de leur victoire à Oslo. Par contre, Alex a peut-être un niveau plus élevé qu'à cette époque, donc on se dit que ça pourrait compenser», a estimé l'entraîneur Louis Bouchard, qui reconnaît qu'«avec l'expérience de Kershaw, on ne sait jamais».

Peut-être Valjas

Se plaignant de maux de gorge, Kershaw a été isolé de ses coéquipiers et relogé dans le même hôtel que les entraîneurs et le personnel. Il a peu skié lundi, de sorte que la possibilité de le remplacer par Len Valjas subsiste. Des analyses n'auraient cependant révélé ni infection ou inflammation.

«Devon, parfois, c'est dans sa tête. Il s’énerve pour rien!», s'est amusé à le décrire son fidèle allié.