Photo : Don Cherry observe l'entraînement du Canada. Crédit : Agence QMI

Hockey

L'or ou rien pour Cherry

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Don Cherry ne voulait pas se déplacer en Russie pour les Jeux olympiques de Sotchi. Il ne voulait pas fêter son 80e anniversaire de naissance si loin de son Canada chéri.

«J’aimerais mieux être à la maison, a indiqué le coloré commentateur, vedette du segment “Coach’s Corner” sur les ondes de la CBC. Mais il n’y a rien que je pouvais y faire. Je n’étais jamais allé en Russie. Je n’y avais aucun intérêt.

«Mais je n’avais pas le choix. Ils ne m’auraient pas laissé (les manquer). Ils ont vendu des (publicités) d’extra pour moi. Anheuser-Busch a payé pour neuf de mes apparitions. J’étais dans une position délicate. Je ne pouvais pas rester à la maison.»

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Une autre surprenante vérité à propos de Cherry est qu’il adore son premier voyage en Russie. Il ne pensait pas cela possible.

«Lorsque je pense à la Russie, je pense au Moscou d’antan avec des gens qui balaient dans les rues, les vieilles femmes, a-t-il continué. Ce n’est absolument pas comme ça. L’image que je m’étais faite est complètement différente de ce que j’ai vu.

«Nous sommes allés au centre-ville pour prendre une bière et, honnêtement, je ne pouvais pas le croire. C’était comme un centre commercial. Je ne m’attendais pas à ça. Les gens ont été si amicaux. Vraiment, je n’ai pas à me plaindre.»

Le hockey avant tout

Cherry s’est diverti en regardant un film à la télévision, un documentaire sur la vie de la défunte légende du hockey russe Valeri Kharlamov. Même s’il n’a pas compris un mot du dialogue, il a été impressionné.

Ce qui a été particulièrement fascinant pour lui est que les Russes ont complètement modifié la fin de la fameuse Série du siècle de 1972, se terminant par une victoire de 7-3 des Russes; Paul Henderson n’occupant pas de rôle prédominant dans la production.

DOSSIER : Sotchi 2014

«C’était un bon film de hockey, l’un des meilleurs que j’ai vus, même s’ils ont changé la fin, a souligné Cherry. Toutefois, (Phil) Esposito ressemblait à Dracula, à un maniaque. Outre cela, c’est un film très bien fait.»

Cherry a également admis qu’il aime la manière dont Alexander Ovechkin joue, une admiration qu’il ne partage pas pour Evgeni Malkin.

«Pavel Bure est mon joueur russe préféré, a-t-il indiqué. Mais j’aime Ovechkin, il porte des chandails du “Coach’s Corner”.»

Lorsqu’interrogé sur Malkin, Cherry a été sans équivoque.

«J’aime Ovechkin, a-t-il répondu. Mais plus que tout cela, j’aime le Canada. J’adore nos attaquants. Notre équipe B pourrait faire partie de la ronde des médailles. Notre meilleur passeur [NDLR : Joe Thornton] n’est pas ici. Et nous avons (Brent) Seabrook, le meilleur défenseur dans la catégorie du différentiel, qui est resté à la maison.

«Voici l’état des choses: les autres pays ont 15 ou 20 bons joueurs. Nous en avons 40 ou 50.

«Nous avons une bonne équipe. Je sais que tout le monde met de la pression (sur les épaules) des Russes pour gagner. Et s’ils perdent, ce sera “la défaite d’Ovechkin”. C’est comme cela que ça se passe lorsque tu es à la maison. […]

«Mais nous devrions gagner. Si nous ne réussissons pas, le pays en entier sera déprimé. (Et) nous devrions être déprimés. Nous nous attendons qu’à l’or. L’argent n’est pas ce que nous souhaitons.

«Nous sommes des gagnants. C’est ce que nous faisons. Si nous ne mettons pas la main sur l’or, ce sera un désastre.»