Photo : Ryan White Crédit : Agence QMI

Canadiens de Montréal

Toujours à recommencer

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Chaque année, Ryan White doit se battre pour garder son poste.

Avec la congestion qui se dessine au poste de centre, pas question pour White de rater le moindre entraînement. Vingt-quatre heures après avoir reçu un solide coup de bâton au visage, le vétéran avait donc repris sa place entre Brandon Prust et Travis Moen.

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Le Manitobain de 25 ans est un visage familier dans le vestiaire du Canadien. Pourtant, depuis son arrivée chez les professionnels, lors de la saison 2008-2009, il n’a disputé qu’une seule saison entière à Montréal.

Et encore. Peut-on vraiment parler d’une saison complète lorsqu’il est question de 26 matchs sur un calendrier déjà amputé de près de la moitié de ses matchs en raison d’un lock-out?

White, à qui l’on a parfois reproché de vouloir trop en faire l’hiver dernier, est bien au fait de sa situation.

«C’est la même chose chaque année. J’arrive au camp d’entraînement et je dois me battre pour mon poste. Rien ne m’est acquis, a-t-il indiqué. D’ailleurs, je me sens encore comme un jeune joueur qui lutte pour faire sa place au sein de l’équipe.»

Compétition saine

Comme l’a reconnu Michel Therrien lors de son point de presse, certains types de joueurs devront lutter tout au long de leur carrière pour garder leur place au soleil.

De prime abord, Gabriel Dumont semble le rival le plus direct de White pour l’obtention du poste de quatrième centre. Mais, il ne faudrait pas écarter trop rapidement Louis Leblanc (bien que son style ne convienne pas vraiment à celui d’un quatrième trio) ni le vétéran Nick Tarnasky, et ses 245 matchs d’expérience dans le circuit Bettman.

«Que ce soit sur le quatrième trio ou ailleurs, j’adore la compétition à l’interne. Les joueurs se doivent également d’aimer ça. Elle les sort de leur zone de confort et les force à pousser et à se surpasser», a indiqué l’entraîneur-chef du Tricolore.

«White a beaucoup appris la saison dernière. Il nous a été très utile en fin de saison. J’adore son intensité», a-t-il ajouté.

Mince longueur d’avance

D’ailleurs, Therrien a semblé donner une légère longueur d’avance à White en le jumelant avec Prust et Moen, deux coéquipiers avec qui il a eu l’occasion de jouer la saison dernière.

«C’est bien d’arriver au camp et de retrouver des gars avec qui on est à l’aise. Chaque fois que je suis dans le trouble, je sais que je peux compter sur Travis. Et sur la droite, Prusty est celui qui ajoute de la vitesse à notre unité», a énuméré White, que Marc Bergevin a mis sous contrat pour une saison supplémentaire au cours de l’été.

Pour le sortir du trouble, George Parros, acquis au cours de l’été, risque d’être beaucoup plus efficace que Moen.

«Sa présence ne sera pas de trop lorsqu’on ira à Boston, Buffalo, Toronto et Ottawa, a-t-il souligné. Nous sommes petits, mais adorons nous pointer le nez au filet. Alors, puisque nos adversaires s’inquièteront de Big George, ils seront moins sur notre dos.»

Et au lieu de perdre la tête, comme ce fut trop souvent le cas la saison dernière, White pourra se tourner vers son coéquipier moustachu pour régler le problème efficacement.