Photo : Jordan Boyd Crédit : Photo Facebook

LHJMQ

Formation médicale irréprochable

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Le coordonnateur médical de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Philippe Fait, est catégorique : chaque organisation du circuit compte sur du personnel qualifié pouvant répondre promptement en situation d’urgence.

La mort soudaine et inattendue du jeune espoir du Titan d’Acadie-Bathurst Jordan Boyd a suscité plusieurs questions en matière de soins de santé, de supervision et d’équipement utilisé par les thérapeutes des différentes formations de la ligue. D’après celui occupant son poste depuis 11 ans, l’encadrement assuré par celles-ci est suffisant et répond à des normes sévères.

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«Chaque équipe de la LHJMQ, sauf deux, compte sur un thérapeute du sport agréé. Chaque année, lors du repêchage (tenu au début juin), il doit participer à des cours obligatoires. S’il ne peut le faire, il doit le reprendre, a déclaré Fait durant une entrevue livrée jeudi. Il y a des exercices effectués sur la patinoire – des simulations avec gestes concrets – impliquant parfois de vrais joueurs. Ici, on ne fait pas semblant.

«Et nous respectons les protocoles internationaux les plus stricts pour la pratique des sports, incluant ceux de l’American College of Sports Medecine. Ils sont basés sur les connaissances scientifiques les plus à jour, sans oublier que nous suivons les mêmes standards que ceux de la Ligue nationale.»

Les Saguenéens de Chicoutimi et les Olympiques de Gatineau représentent les deux exceptions à la règle, en vertu d’une clause grand-père créée à cause d’un manque de formation. En revanche, au dire de Fait, leurs patineurs peuvent respirer à l’aise.

«Les personnes là-bas ont suivi leur cours de premier répondant et sont bien formées pour agir, a-t-il ajouté. La seule différence, c’est qu’elles ne feront pas le suivi quotidien après l’intervention et ne superviseront pas la réadaptation du joueur, contrairement à leurs homologues.

«Elles auraient été capables de fonctionner dans la situation de Jordan Boyd.»

Mieux agir

Ainsi, en plus d’une formation continue à laquelle ils doivent se soumettre pour conserver leur droit de travailler, les thérapeutes du sport peuvent apprendre à mieux agir lorsqu’un patineur subit une fracture ou, dans la pire des éventualités, un arrêt cardiaque.

«L’objectif est de faire les correctifs nécessaires et de pratiquer en situation de stress. Aussi, on intègre parfois les gérants de l’équipement durant les démonstrations; par exemple, ils peuvent insérer des protège-lames pendant que le joueur est installé sur la civière. Ce sont de petits gestes qui font la différence.»

Ainsi, Fait estime que les joueurs seront entre de bonnes mains si jamais un imprévu d’ordre médical survient.

«Il y a toujours quelqu’un sur place, car la présence d’un médecin est obligatoire à chaque partie; il doit être là tout le long. Celui-ci doit arriver à l’aréna une heure avant le début de la rencontre. Il se présente à l’arbitre responsable et si ce n’est pas le cas, le match ne peut avoir lieu. Nous avons déjà eu quelques exemples où la mise en jeu a été retardée pour cette raison», a-t-il expliqué.

De plus, le matériel dont dispose le personnel durant les rencontres est de qualité supérieure et permet d’intervenir efficacement dans un court délai.

«La liste des équipements sur les lieux est assez longue: civière, masques, collets cervicaux et d’autres effets pour les intubations d’urgence, notamment. Également, plusieurs organisations ont deux défibrillateurs, dont au moins un pour les matchs à l’étranger. D’ailleurs, chaque équipe en conserve un pendant ses déplacements», a ajouté Fait.