Kevin Bieksa

Photo : Kevin Bieksa Crédit : Reuters / Andy Clark © Thomson Reuters 2013

LNH

«Roberto Luongo a été fort» - Kevin Bieksa

Publié | Mis à jour

Kevin Bieksa était au cœur du territoire des Maple Leafs de Toronto, mardi, mais il savait très bien que se sont ses Canucks de Vancouver qui ont fait la manchette depuis le début de l’été.

Alors le défenseur était prêt pour le tas de questions qui l’attendaient sur les nouveaux Canucks, dans le cadre du tournoi de golf annuel de l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey, à Glen Abbey. Il avait d’ailleurs conservé un peu de répartie dans son sac de bâtons.

Bieksa ne pense pas que la transaction qui a envoyé Cory Schneider chez les Devils du New Jersey signifie que Roberto Luongo aura désormais la paix. Non, la controverse entourant les gardiens de but n’est pas chose du passé.

«À Vancouver? a rigolé Bieksa. Il y aura toujours des questions, mais on peut sûrement oublier le fameux "qui sera le partant ce soir?" Ça, c’est derrière nous.»

Après plus d’un an de rumeurs voulant que Luongo et son monstrueux contrat quittent prochainement Vancouver, c’est Schneider qui a été échangé durant le repêchage.

«C’est sorti de nulle part, a commenté le défenseur. Mais c’est seulement la réalité du plafond salarial. On a échangé quelques messages textes après la transaction, Roberto et moi. Je m’attends à la voir bientôt et que tout soit correct.

«Il y avait plus d’un an et demi que ça durait. [Luongo] est fort d’être passé au travers de tout ça. [Schneider] ne s’est douté de rien. Mais les deux ont bien réagi dans la situation.»

La réputation de Tortorella

Tous les joueurs des Canucks sont anxieux de rencontrer leur nouvel entraîneur-chef, John Tortorella, au camp d’entraînement, et d’ainsi séparer le vrai du faux. S’il parvient à mener cette équipe en finale de la Coupe Stanley, alors que ses meilleures années semblent derrière elle, les joueurs ne verront aucun inconvénient à avoir un homme dur derrière le banc.

«J’ai entendu dire qu’il était exigeant et que notre camp d’entraînement sera à la fois demandant et amusant, a dit Bieksa sans broncher. Il a prouvé qu’il pouvait mener une équipe aux grands honneurs. Il est intense. C’est un Italien, comme moi, alors ce sera excellent.

«On a de grandes attentes. On a le même groupe de joueurs depuis longtemps, mais c’est parce que les gars veulent rester ici. Les joueurs ont laissé de l’argent sur la table afin de demeurer avec l’équipe. Les gens disent qu’on vieillit, mais on est affamés comme jamais.»

«Torts» mise beaucoup sur les tirs bloqués par ses défenseurs, ont rappelé les journalistes à Bieksa. Ce dernier a déclaré qu’il avait plusieurs os brisés dans ses pieds, signe qu’il n’a pas peur de se jeter devant une rondelle.

«Je devrais peut-être porter un équipement protecteur maintenant, mais ça ne me dérange pas.»