David Boily

Photo : David Boily Crédit : Agence QMI

Cyclisme

Saison compromise pour Boily

Publié | Mis à jour

David Boily a vécu des moments difficiles au cours des derniers mois. Aux prises avec d’inquiétants problèmes pulmonaires, il sait maintenant de quoi il s’agit. Toutefois, sa saison est probablement compromise.

Le cycliste originaire de Cap-Rouge a passé plusieurs examens au cours du dernier mois afin de finalement obtenir un diagnostic officiel: Boily souffre d’une défaillance au niveau musculaire et respiratoire qui daterait de huit ou neuf ans, alors qu’il pratiquait le patinage artistique.

«Les nombreuses chutes sur la cage thoracique ainsi que sur le bassin ont causé ces problèmes. Ce sont plusieurs blessures mineures qui n’ont jamais été traitées et qui, au fur et à mesure, ont créé des complications plus importantes», a expliqué Boily qui agira à titre d’annonceur maison pour le Tour de Québec cette semaine.

Résultat: ses capacités respiratoires étaient de 60 à 70 % inférieures à une personne normale.

«Comment réussir à faire du cyclisme de haut niveau quand on ne peut respirer? À la fin, ce n’était même plus agréable.»
 

Réhabilitation

Boily, qui aurait pu participer au Tour de Québec, a préféré refuser l’invitation.

D’ailleurs, il ne sait toujours pas s’il retouchera à son guidon dans le cadre d’une compétition cette saison.

«Pour l’instant, ma saison est compromise. Il y a de fortes chances qu’elle soit même terminée, avoue-t-il.

«Si je revenais, je ne ferais que cacher le bobo. Je préfère reporter mon retour à vélo afin de me représenter avec une machine neuve.»

Boily se concentrera maintenant à suivre les traitements d’ostéopathie et de physiothérapie recommandés par ses médecins afin de se débarrasser le plus rapidement possible de ses problèmes de santé.

Sans équipe

Sans contrat en vue de la prochaine saison, celui qui a couru pour la formation Amore& Vita cette année n’écarte pas la possibilité d’un retour avec cette équipe, mais il entend prendre son temps.

«Pour l’instant, avec le Tour de France qui vient de finir, c’est une période où les gros coureurs se font signer par les équipes. Ça me donne donc un certain temps pour évaluer mes options. C’est évident que c’est plus facile de vendre un athlète en santé.»

Quant à son expérience avec Amore& Vita, il avoue avoir vécu une expérience déstabilisante.

«Ce fut assez inhabituel de me retrouver avec une équipe œuvrant dans un nouveau langage et des coéquipiers qui ne viennent pas du même pays que moi. Par contre, j’ai été bien encadré.»